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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:21

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Claude Moniquet dépose plainte

contre le député P.S. Jamal IKAZBAN


 

 

Claude MONIQUET, co-fondateur et directeur de l’ESISC, a chargé son conseil, le Bâtonnier Pierre LEGROS, de déposer plainte contre le député régional (Bruxelles) P.S. Jamal IKAZBAN pour injures publiques.


 

Mardi 11 février, à 19h00, Claude MONIQUET participait à l’émission « On refait le Monde », sur Bel RTL. Evoquant la situation de l’Egypte, il a déclaré : « La Tunisie est un pays moderne et éduqué. L’Egypte est un pays de 85 millions de personnes dont 60% sont analphabètes, qui a la capacité de nourrir peut-être 25 millions à 30 millions [de personnes], c'est-à-dire à peu près le tiers de sa population, 500 000 personnes qui vivent dans les cimetières du Caire, parce qu’elles n’ont pas de maison, pas de toit, rien. Non, je regrette de le dire de manière violente mais l’Egypte est une poubelle à ciel ouvert ».

 

Sortant de son contexte l’expression « l’Egypte est une poubelle à ciel ouvert » (qui démontrait, comme le reste des propos tenus par Claude MONIQUET sur la Tunisie et l’Egypte, une évidente empathie pour les peuples concernés), Jamal IKAZBAN a « tweeté » sur le sujet, mercredi 12 février dans la matinée, estimant ces propos « inacceptables » de la part d’une « ordure sioniste ».


 

Plusieurs personnalités du P.S., dont son président, M. Paul MAGNETTE, ont condamné « fermement » ce dérapage.


 

Claude MONIQUET a donc chargé le Bâtonnier Pierre LEGROS de déposer plainte contre M. IKAZBAN du chef d’injure publique (article 444 du Code pénal) avec la circonstance aggravante que « l’un des mobiles du délit pourrait être « la haine, le mépris ou l’hostilité à l’égard d’une personne en raison de sa prétendue race, de sa couleur de peau, de son ascendance, de son origine nationale ou ethnique, de sa nationalité, de son sexe, de son orientation sexuelle, de son état civil, de sa naissance, de son âge, de sa fortune, de sa conviction religieuse ou philosophique, de son état de santé actuel ou futur, d’un handicap, de sa langue, de sa conviction politique… » (article 453 bis du Code pénal).

 

Copie de la plainte sera envoyée au Centre pour l’Egalité des Chances et la lutte contre le racisme.


 

Cette procédure nécessite bien évidemment la levée de l’immunité parlementaire derrière laquelle s’abrite M. IKAZBAN pour proférer ses insultes. Cette réaction peut sembler disproportionnée face à un incident somme toute assez mineur.


 

Nous pensons qu’il n’en est rien. Dans le contexte détestable de la remontée de l’antisémitisme en Europe, les insultes de M. IKAZBAN doivent être condamnées. Si on laisse passer « ordure sioniste », que sera-ce demain ? « Sale Juif » ?


 

Elu du peuple, M. IKAZBAN a, à l’évidence, une responsabilité particulière et se doit de donner l’exemple. Il est inacceptable qu’il s’abaisse à manier l’insulte plutôt que l’argument. Enfin, il faut se souvenir que Claude MONIQUET avait été très violemment agressé, il y a quelques années, à la sortie d’un studio de télévision. Il est évident que les propos de Jamal IKAZBAN sont de nature à le désigner comme une « cible légitime » aux yeux d’esprits fragiles qui ne rêvent que d’importer en Europe le conflit du Moyen-Orient.


 

 

En démocratie, en définitive, tout est souvent affaire de principes et de symboles.

 

 

 

Contacts :

 

ESISC : +32(2) 541 84 90 (ou Claude Moniquet : 0478 288 812)


 

 

 

Read more: www.esisc.org

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LA LIBERTE D'EXPRESSION N'EST PAS NEGOCIABLE
Par mon ami Claude MONIQUET
Président de l'ESISC

 

http://michelgheude.skyrock.com/1466350244-97-Liberte-de-parole-liberte-de-la-presse.html

Le 12 septembre 2004, à la sortie d'un plateau de télévision à Bruxelles, Claude Moniquet
était violemment agressé par un certain Rachid Belabed. Frappé à plusieurs reprises à la
tête à coups de poings et de pieds, Claude Moniquet avait souffert d'une commotion cérébrale et avait dû interrompre ses activités durant plusieurs semaines. Devant la police, le prévenu avait répété à plusieurs reprises qu'il «ne regrettait pas » son geste. Le lendemain, devant le magistrat instructeur, il réitérait : « J'aime bien ce que j'ai fait, je ne le regrette pas » (sic !)

Le procès de cette agression s'est déroulé ce matin –trois ans et trois mois après les faits ! – devant la 43ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Bruxelles. On trouvera ci-dessous la déclaration que Claude Moniquet a faite, à cette occasion, à l'audience.

Je ne souhaite pas, ce matin, prendre trop de votre temps que je sais être compté. Je sais également que l'affaire qui m'amène aujourd'hui devant vous en tant que victime est, sur l'échelle de la justice, une « petite » affaire. Il n'y a pas eu mort d'homme ni mutilation permanente. Certes, j'ai été durement touché, au point de souffrir d'une commotion cérébrale et de justifier de trois semaines d'interruption de travail; au point aussi que les premiers jours, mes proches ont craint des séquelles permanentes. Mais tout cela, aujourd'hui, est
bien loin et je ne garde pas de trace physique de cet acte de violence. Cela étant dit, cet heureux état de fait ne doit strictement rien à l'auteur deces violences.

Mon agresseur m'a frappé directement et à plusieurs reprises, à coups de poings et de pieds, à la tête et plus particulièrement dans la région temporale, une zone que tout un chacun sait être particulièrement fragile. Si nous avions eu moins de chance, l'auteur des faits et moimême, je ne serai pas devant vous ce matin.

Cela étant, je le répète, les faits, s'ils sont graves, ne justifient pas d'un long débat. Toutefois, si cette affaire n'a pas un grand degré de gravité par lesconséquences qu'elle a eues, elle n'en est pas moins gravissime sur le plan des principes. Car ce n'est pas une rixe de bistrot que vous jugez ce matin, ni une bagarre banale comme il y en a malheureusement trop dont les conséquences parfois tragiques encombrent chaque jour vos
tribunaux. 

Non, ce que vous avez à juger, c'est de l'irruptionde la violence dans le champ de l'exercice normal des droits démocratiques. Car j'ai été violemment, sauvagement agressé parce que ce que je disais avait le malheur de déplaire à l'auteur des faits.

Celui-ci, en effet, m'a accusé d'être un «raciste » et d'insulter l'islam car, depuis des années – et ce fut notamment le cas ce 12 septembre 2004 -, j'attaque l'islamisme et le fondamentalisme ainsi, d'ailleurs, que l'extrémisme sous toutes ses formes.

Je réfute totalement toute idée de racisme et d'islamophobie. Ceux qui me connaissent et ceux qui ont lu les milliers de pages que j'ai publiées depuis des années sur ces sujets savent ce qu'il en est. Le racisme m'est étranger. Je le hais, et « l'islamophobie» n'a jamais été mon fait. Du reste, si mon agresseur s'était senti insulté dans sa personne, dans ce qui lui est cher ou dans sa foi, il avait le recours de déposer plainte devant la justice. Il ne l'a pas fait. Il a préféré se faire justice lui-même, par la violence, d'une offense qui n'a jamais existé que dans son esprit.

Le problème que pose cette affaire, c'est que cette conduite n'est pas isolée, en Europe, aujourd'hui. Du reste, dans les jours qui ont suivi mon agression, ma photographie a été publiée sur plusieurs sites Internet, agrémentée de légendes me traitant de « porc nazi » (sic), félicitant mon agresseur ou minimisant la gravité des faits.

Surtout, deux mois après mon agression, le 4 novembre 2004, le cinéaste Théo Van Gogh était égorgé sur les trottoirs d'Amsterdam pour avoir réalisé un film jugé blasphématoire par certains islamistes. Plus près de nous, au début de 2006, nous avons vu les manifestations de haine déclenchées par l'affaire dite des « caricatures de Mahomet ». Il règne en Europe aujourd'hui un climat détestable qui interdit toute critique de l'islam et de ses dérives. Cela doit cesser. L'islam est une religion comme toutes les autres qui peut être critiquée. Surtout dans ses variantes extrémistes et intolérantes.

Or, la culture européenne, c'est la culture de la liberté.
Cette liberté, nous en avons payé le prix depuis Voltaire et à travers les siècles. La liberté, certes, c'est aussi la liberté de la religion et de pratiquer paisiblement celle-ci, quelle qu'elle soit. Mais cette liberté de religion, c'est la liberté d'avoir une religion ou de ne pas en avoir, de la pratiquer ou non et d'en changer, bien
entendu, si l'on veut.

Et bien entendu, c'est également la liberté de blasphémer. Libre à ceux qui se sentent insultés d'acter en justice. Ils ne sont pas libres, en revanche, de tenter de faire taire l'autre par la violence.

J'en termine.
Ce matin, je ne suis pas venu réclamer vengeance. Je ne demande évidemment pas une peine disproportionnée pour l'auteur des faits et je ne souhaite pas qu'il serve d'exemple mais qu'il soit jugé pour ce qu'il a fait, rien de plus. Je n'attends nullement de vous, Monsieur le Président, que vous fassiez peser sur
l'avenir de mon agresseur une trop lourde hypothèque. Mais j'attends que dans votre jugement et dans ses attendus vous disiez haut et clair que la liberté d'expression n'est pas négociable et que l'irruption de la violence dans le débat public ne peut être tolérée et qu'elle ne le sera pas.

Je vous remercie de m'avoir donné la parole.

Copyright © ESISC 2007
www.esisc.eu

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commentaires

Kravi 14/02/2013 18:59

Je suis fier d'être une "ordure sioniste" aux yeux de cet individu. Mais c'est vrai que demain ce sera "sale juif" sans aucune vergogne. Pour le moment, ils se cachent encore derrière
l'antisionisme.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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