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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 22:20
  Elimination d'un membre du Hezbollah au Sud Liban


 

hezbollah.pngLibnanews – 5 janvier – Un membre du Hezbollah, dénommé Ahmed Mhanna qui a été déjà victimes de tentative d'assassinat voiture piégée il y a deux mois, a été trouvé mort ce matin à proximité de son domicile au Sud Liban dans le village de Jebal el Boutum, tué de deux balles, l'une à la tête et l'autre dans le tronc selon l'agence nationale d'information (A. N. I.)

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 18:25
Le FPLP-CG, basé à Damas, reprendrait du service à Gaza
En bombardant Ashkelon, Ahmed Jibril met à exécution le durcissement syrien
4 janvier 2008 - par Chawki Freïha - Mediarabe.info

Pour la première fois, une roquette tirée par des activistes palestiniens, a atteint le nord de la ville d’Ashkelon, à près de 17 km de la frontière de la Bande de Gaza avec Israël. C’est un précédent inquiétant, bien que le projectile n’ait pas fait de victimes

En effet, la seule organisation palestinienne qui disposerait de ce genre de roquettes, de type « Katioucha » de 122 mm, est le FPLP-CG (Front populaire de libération de la Palestine, commandement général) dirigé par Ahmed Jibril qui a élu domicile en Syrie et qui reçoit ses ordres du régime de Damas.

De ce fait, selon le site « Elaph.com », Israël n’exclut pas d’attribuer la responsabilité de ce tir à la Syrie. Le site ajoute que les Israéliens se souviennent des opérations sophistiquées menées par l’organisation de Jibril considéré comme un spécialiste en armement et qui bénéficie d’un appui syrien sans faille.

Selon « Elaph.com », « Ahmed Jibril avait côtoyé l’ancien président syrien, Hafez Al-Assad, quand il fut officier de l’armée syienne, et est demeuré son allié tout le long de la carrière présidentielle d’Assad et de la carrière terroriste de Jibril.

Au milieu des années 1980, Jibril avait réussi à capturer des soldats israéliens, obligeant Tel-Aviv à libérer 1.500 Palestiniens en échanges de ses militaires. Il avait également utilisé un ULM pour mener une opération qualitative depuis le Liban, en 1987, déclenchant la première intifada palestinienne. Pour maintenir la mobilisation, le FPLP-CG avait fondé une radio, la “Voix d’Al-Quds”, pour couvrir la “guerre des pierres” et pousser les Palestiniens à s’y engager ».

« Elaph.com » rappelle également que Jibril avait « efficacement contribué à la première intifada en faisant parvenir d’importantes quantités d’armes à Gaza, par la mer, et qu’il en a payé un prix élevé par l’élimination de son fils Jihad à Beyrouth par l’explosion de sa voiture, en mai 2002, un attentat attribué au Mossad qui l’aurait commandité à des Palestiniens rivaux ».

En tout état de cause, le tir, aujourd’hui, d’un Katioucha de gros calibre et de longue portée, semblable à ceux utilisés par le Hezbollah durant la guerre de l’été 2006, inquiète les Israéliens qui y voient un « feu vert syrien donné à Jibril pour reprendre du service et rebattre les cartes ». Cette analyse rejoint celle de Khaled Asmar, publiée par MediArabe.info ce 3 janvier, sur le durcissement de la politique syrienne et sur les risques de déstabilisation qui en découlent.

Traduction et synthèse de Chawki Freïha

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 19:47
http://michelgurfinkiel.com/articles/151-Isral-La-seconde-guerre-dindependance.html


Israël/ La deuxième guerre d'indépendance

Soixante ans après sa création, Israël est un pays riche, futuriste, technologique et gai, mais menacé. Sa jeunesse le sait. A 60 %, elle soutient la droite nationaliste.


PAR MICHEL GURFINKIEL




Si les jeunes Israéliens de 2008 se retrouvaient dans la situation de leurs grands parents ou de leurs arrière grands parents en 1948, à la veille de l'indépendance, quel mouvement de résistance soutiendraient-ils ? La Haganah, l'organisation militaire semi-officielle émanant de l'Agence juive, dominée par les partis de gauche, professant une doctrine de modération stratégique ? L'Irgoun, issue du sionisme de droite, appelant à une révolte immédiate contre les Britanniques et à la conquête de l'ensemble d'Eretz-Israël ? Ou le groupe Stern, ultra-nationaliste, prêt à recourir aux méthodes les plus dures pour assurer la création d'un Etat juif ? Ce sondage a été organisé à la fin de 2007. Les résultats sont éloquents. 40 % des garçons et des filles interrogés ont choisi la Haganah, 30 % l'Irgoun et 30 % le groupe Stern. En d'autres termes, la ligne dure mène par 60 % pour 40 %.

D'autres sondages, portant sur des questions voisines, donnent les mêmes résultats. Les jeunes Israéliens votent beaucoup plus à droite que leurs aînés, et manifestent aussi un patriotisme beaucoup plus net. C'est vrai des laïques comme des religieux, des jeunes nés dans le pays comme des immigrants, des Ashkénazes comme des Sépharades, des garçons comme des filles. La commission Winograd, qui a analysé les défaillances de Tsahal pendant la seconde guerre du Liban, en 2006, a confirmé que les jeunes combattants, qu'ils fassent partie des unités professionnelles, du contingent ou des réserves, ont eu une conduite au-dessus de tout reproche et un « haut degré de motivation ».

Pourquoi cette radicalisation ? On est tenté de répondre : parce que les jeunes Israéliens ont un cerveau. Le pays dans lequel ils vont grandir est moderne, riche, futuriste, technologique et gai, mais menacé. En 2000, quand il a été élu premier ministre au suffrage universel, Ariel Sharon avait observé qu' « Israël était confronté à sa seconde guerre d'indépendance ». Huit ans plus tard, c'est toujours vrai. Sharon a eu l'immense mérite de briser partiellement la menace en Cisjordanie. Il a pris en ce qui concerne Gaza des décisions risquées qui, entre les mains de ses successeurs, se sont révélées catastrophiques. Début 2008, les nuages noirs s'amoncellent :

-    Le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza ont démontré qu'ils pouvaient frapper la population civile israélienne à leur guise, et survivre. Résultat : les régions qui se trouvent à proximité immédiate de leurs bases se dépeuplent. Cela encourage ces deux organisations djihadistes à frapper plus fort, plus loin. Après Sdéroth, c'est Ashkelon qui est touché. Après la Galilée, c'est le cœur démographique d'Israël, la région de Tel-Aviv, Gush-Dan en hébreu, qui pourrait se trouver à court terme sous le tir de missiles Kassam ou Katyushka tirés de Cisjordanie.
-    L'Egypte, pays arabe soi disant modéré, ayant signé un traité de paix avec Israël dès 1978, trahit ses engagements, les uns après les autres, avec un cynisme obscène. L'affaire de ces deux mille pseudo pélerins de Gaza en Arabie Saoudite, dont l'Egypte devait garantir la sécurisation et qu'elle a finalement laisser rentrer chez eux sans le moindre contrôle, est exemplaire. Que ce pays ait agi de cette façon pendant la visite privée et officielle du président français sur son territoire ne diminue en rien, on l'aura compris, la gravité de son comportement.
-    Les Arabes israéliens – 1,3 millions d'âmes, 17 % de la population israélienne – sont en train de passer corps et biens du côté des extrémistes islamistes et arabes. Le meeting qui s'est déroulé hier à Nazareth, ville israélienne, est révélateur. Une foule qui ne brandit que les drapeaux palestiniens, qui traite les ministres de son pays de criminels de guerre, qui proclame sa solidarité avec le Hamas de Gaza. Aucun pays souverain ne tolèrerait cela. Certainement pas les vingt-deux pays membres de la Ligue arabe ou les cinquante-deux Etats membres de la Conférence islamique.

Le Proche-Orient ne connaît que la force. C'est dommage. Mais c'est comme cela. Si Israël se retire d'un territoire, il n'apparaît pas aux yeux de ses voisins arabes comme mature et généreux, mais comme faible. S'il n'est pas en mesure d'exercer des représailles à l'égard de l'Egypte, celle-ci continuera à le trahir. Si l'Etat juif ne convainc pas ses citoyens arabes de sa volonté politique, ces derniers basculeront définitivement du côté du djihadisme.

Les jeunes Israéliens, eux, savent cela. Ils se battront. Eux seuls méritent notre respect et notre soutien.

© Michel Gurfinkiel, 2008
 
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STAY IN TOUCH WITH MICHEL GURFINKIEL AT www.michelgurfinkiel.com
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 10:34
Jewish World Review  4 janvier 2008 / 26 Teves, 5768

Le viol d’Israël

Par Caroline B. Glick

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Pour compenser l’exigence publique d’une démission qu’un rapport du gouvernement israélien provoquera sûrement, Olmert a fait des heures supplémentaires. A cette fin, il courtise la Syrie, défend le retrait d’Israël de Judée de Samarie et de parties de Jérusalem, refuse de prendre des mesures contre l’Iran, ou contre l’armée du Hamas à Gaza, excroissance entraînée par les Iraniens.

Et certains éléments juifs de l’Etat juif ne pourraient davantage frissonner de plaisir.

La semaine dernière, le journal ‘Jewish Week’ de New York relata que le rédacteur en chef décrit par lui-même comme un « Journal de référence  » en Israël, demanda à la secrétaire d’Etat de violer son pays, et lui dit que son fantasme érotique était de voir l’Amérique violer Israël.

Le 10 septembre, à un dîner à la résidence de l’ambassadeur Richard Jones, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice rencontra un groupe de « l’élite » israélienne. Parmi les élitistes figurait David Landau, rédacteur en chef au ‘Haaretz’. Selon ‘Jewish Week », Landau qualifia Israël d’Etat politiquement en échec, nécessitant un règlement imposé par les USA. On rapporta qu’il implora Rice d’intervenir, affirmant que le gouvernement israélien voulait « être violé », et que ce serait pour lui un ‘rêve jouissif’ de voir cela arriver.

Interrogé par le journal, Landau s’exclama que cette relation de ses commentaire était inexact, mais il confirma ensuite que ‘Israël veut être violé’ pour aller vers un règlement ; et qu’il déclara à Rice que c’était son ‘rêve jouissif’ de lui parler de cette question. Il ajouta que plusieurs personnes vinrent ensuite vers lui le féliciter sur ses remarques, déclarant : «  j’ai dit tout haut ce que beaucoup d’Israéliens ressentent ».

En réalité, pratiquement aucun Israélien ne ressent ce que Landau a exprimé. Mais ses opinions sont partagées par son journal, et par une part significative des élites qui dominent le pays.

L’influence de la meute en faveur du viol, qui augmenta après la défaite dans la guerre contre le Hezbollah en 2006, est devenue décisive au cours des derniers mois écoulés, à mesure qu’approche la date de publication du rapport d’enquête final de la Commission Winograd sur la guerre. On s’attend à ce que rapport, dont la publication est prévue plus tard ce mois-ci, désigne le Premier Ministre comme responsable de l’échec d’Israël à vaincre la légion étrangère d’Iran au Liban.

Pour compenser l’exigence publique d’une démission qu’un rapport du gouvernement israélien provoquera sûrement, Olmert a fait des heures supplémentaires. A cette fin, il courtise la Syrie, défend le retrait d’Israël de Judée de Samarie et de parties de Jérusalem, refuse de prendre des mesures contre l’Iran, ou contre l’armée du Hamas à Gaza, excroissance entraînée par les Iraniens.

Et puis une semaine avant la première visite présidentielle en Israël du Président des USA George W Bush, Olmert a accordé un entretien au ‘Jerusalem Post’ où il dépassa les bornes pour prouver que Landau a raison. Son gouvernement souhaite être « violé » par les USA.

Se prononçant plus comme un porte-parole palestinien que comme le dirigeant d’Israël, Olmert attaqua son propre pays en déclarant qu’il ne respecte pas ses obligations à l’égard des Palestiniens soutenant le terrorisme. Selon ses termes : « Il y a une certaine contradiction… entre ce que nous voyons vraiment, et ce que nous avons nous-mêmes promis. Nous nous plaignons sans cesse des promesses constamment transgressées de l’autre partie. Des obligations ne doivent pas seulement exigées des autres, mais elles doivent aussi être honorées par nous-mêmes ».

Olmert mit en avant qu’Israël doit se retirer derrière les lignes d’armistice de 1949, avec des modifications mineures, non pas parce que cela assurera la paix avec les Palestiniens, mais parce que si nous ne le faisons pas, nous perdrons notre majorité juive.
L’affirmation du Premier Ministre est discutable pour deux raisons fondamentales. D’abord, les lignes d’armistice de 1949 ne sont pas des frontières démographiques, mais des lignes de cessez-le-feu. Sur le versant oriental de cette ligne vivent un demi million de Juifs, et sur le versant occidental vivent un million d’Arabes. Ensuite les lignes de cessez-le-feu sont indéfendables. Aussi, tout en ne résolvant aucun problème démographique, le retrait aux lignes de 1949 mettra en danger Israël militairement.

Au-delà de cela, il y a le fait que les sombres projections démographiques d’Olmert sont fondées sur des données de recensement falsifiées, publiées par l’Autorité Palestinienne en 1997. Comme l’a prouvé le groupe de recherche démographique américano- israélien de façon concluante en janvier 2005, les résultats de l’AP sont gonflés de quelque 50 %. Bien que la démographie soit un problème, Israël n’est pas en danger immédiat de perdre sa majorité juive.

Le danger immédiat auquel Israël est confronté ne provident pas de la démographie, mais de l’idéologie du jihad qui a convaincu les Arabes et le monde islamique de rechercher la destruction d’Israël plutôt que de l’accepter. Se réduire à des frontières indéfendables ne fera qu’exacerber le problème en disant aux jihadistes qu’Israël peut être détruit par la violence et le terrorisme.

Olmert a aussi mis en avant qu’Israël doit abandonner sa souveraineté sur Jérusalem parce que les partisans d’Israël le veulent. Selon ses termes : « Le monde qui a de l’amitié pour Israël… qui soutient vraiment Israël, quand il évoque l’avenir, parle d’Israël en termes de « frontières de 1967. Il parle de la division de Jérusalem ».

Ainsi dans un entretien en Anglais, la semaine avant l’arrivée de Bush dans le pays, Olmert demanda surtout à un ami d’Israël à la Maison Blanche de faire pression sur Israël pour concéder ses droits et intérêts nationaux vitaux.

Dans le même entretien avec le ‘Post’, Olmert reconnut que son partenaire présumé de paix – le chef du Fatah et président de l’AP Mahmoud Abbas – ne reconnaît pas à Israël le droit à l’existence, et exige le soi-disant « droit de retour » pour des millions de descendants étrangers d’Arabes qui quittèrent Israël en 1948. Mais rassura-t-il, ce n’est pas une raison de se faire du souci.
Olmert ne se fait pas de souci, parce que Olmert peut lire dans l’âme d’Abbas. Comme il l’a formulé : « Si vous demandez à Abbas s’il considère Israël comme un Etat juif, il ne dira pas cela. Mais si vous me demandez si en son âme il accepte Israël, comme Israël se définit, je pense que oui ».

Pour Olmert, résolu comme il l’est à assurer le soutien de l’équipe nationale de viol, sa foi en l’âme pacifique d’Abbas est plus importante que la réalité visible sur le terrain. Et cette réalité n’est pas seulement reflétée dans le fait que le Fatah et le Hamas ne sont pas distincts l’un de l’autre dans leur rhétorique. Cette réalité est aussi reflétée dans le fait que les trois Israéliens assassinés au cours des six semaines écoulées - Ido Zoldan, David Rubin and Ahikam Amihai – ont tous été tués par des membres officiels des forces de sécurité de l’AP, commandées par Abbas.

Les trois terroristes assassins montrent clairement que l’AP elle-même, plutôt que le Hamas, est le groupe terroriste le plus mortifère dans la société palestinienne. Et les mêmes organes de sécurité de l’AP impliqués dans les meurtres d’Israéliens sont financés et armés par Israël et les USA – qui avec les Européens et les Russes les entraînent aussi.

Plutôt que de faire face à cette réalité sordide, le gouvernement Olmert lui trouve des excuses. Jeudi dernier, le porte-parole d’Olmert, Mark Regev a déclaré au ‘Post’ que, alors qu’Israël va soulever avec Bush l’implication des forces de sécurité de l’AP dans le meurtre d’Israéliens, il a    pris soin de minimiser la signification du fait que les forces de sécurité elles-mêmes sont celles qui tuent des Israéliens. Il qualifia les tueurs de « voyous, éléments extrémistes dans la machine du Fatah et de l’appareil de sécurité palestinien », et chercha ainsi à les séparer de leurs chefs qui encouragent et célèbrent leur comportement.

Par leurs actes et leurs déclarations, les Palestiniens eux-mêmes montrent chaque jour qu’il n’y a pas de différence entre Abbas et le premier ministre du Hamas Ismail Haniyeh ou entre le Fatah, le Hamas  le jihad islamique. Aucun d’entre n’est intéressé à une coexistence pacifique avec l’Etat juif – quoiqu’ils puissent ressentir ou pas au fond de leur âme. Comme c’est arrivé à Gaza, de même en Judée, en Samarie et à Jérusalem, tout territoire qu’Israël transférera sous leur autorité sera utilisé comme base d’opérations contre israël. Toute communauté israélienne abandonnée sera transformée en bases de formation au terrorisme, et en terrains de lancement de missiles. 

Mais alors, la réalité de la guerre n’a pas besoin d’être beaucoup recommandée sous le spectre menaçant du rapport Winograd. La seule réalité qui intéresse Olmert est celle de sa quête de survie à son poste. Et pour rester à son poste, Olmert a besoin de Landau et de ses amis. Et ainsi le carcan stratégique d’Israël devient de plus en plus serré chaque jour.

Cette semaine, l’homme fort de l’Iran, Ali Larijani a rendu une visite d’Etat officielle en Egypte. Il rencontra non seulement le président Hosni Moubarak, et le ministre des affaires étrangères Ahmad Gheit, mais aussi le chef religieux d’Egypte, le dirigeant de la mosquée Al Azhar et de l’université islamique, Sheikh Muhammad Tantawi. Pendant sa visite, il offrit une collaboration nucléaire avec l’Egypte. Il travailla aussi à régler une dispute religieuse entre l’islam shiite et sunnite, pour faciliter la collaboration jihadiste contre les ennemis communs de tous les Musulmans.

Dans la foulée de la visite de Larijani, Moubarak brisa la promesse faite au ministre de la défense Ehud Barak une semaine auparavant, de ne pas autoriser les milliers de terroristes du Hamas de retour à Gaza après leur voyage en Arabie saoudite, pour revenir dans la bande de Gaza par le passage de Rafah, où Israël n’a pas de présence sécuritaire. Mercredi dernier, les terroristes traversèrent la frontière sans contrôle. Certains auraient rapporté 100 millions de $ en liquide, reçus en Iran et en Arabie saoudite. D’autres revenaient après avoir reçu un entraînement militaire en Iran.

Le gouvernement Olmert n’a rien eu à dire sur la collusion ouverte de l’Egypte avec les ennemis d’Israël. Et comment le pouvait-il ? Admettre que l’Egypte est un Etat ennemi ferait tort à la présentation de la paix par le gang du viol de la nation. Pour eux, l’Egypte est à la tête du « camp modéré ».

Plutôt que de reconnaître cette réalité, Olmert arrose Moubarak de compliments. Dans son entretien au ‘Post’ il dit : « Quand je pense seulement à ce que seraient les choses si nous avions affaire à d’autres que Moubarak, eh bien je prie chaque jour pour son bien-être et sa santé ».

La vérité est que jusqu’à présent, le jeu changeant d’Olmert a été une réussite. Toutes les tentatives du public pour le contraindre à démissionner  - sur le Liban, Gaza, et les allégations de corruption massive – ont été sabordées. Pour garder leur homme, le camp du viol de la nation a peu écrit voire rien du tout dans les media pour soutenir les appels populaires à son départ de son poste. Landau et ses amis sont pleinement désireux de perdre des guerres et d’être dirigés par des chefs incompétents, moralement diminués, si ce faisant, on facilite le viol international de leur pays.

Prenez l’employé du ‘Haaretz’ de Landau, l’éditorialiste Yoel Marcus par exemple. Dans son papier du 14 décembre, Marcus appelait au départ d’Olmert de son poste. Une semaine après seulement, soulignant l’importance du processus de paix, Marcus déclara qu’Olmert doit rester au pouvoir après la publication du rapport Winograd.

Il y a des officiels à Washington qui déclarent que Bush est en colère contre Olmert. Ils disent que Bush s’attendait à ce qu’Olmert se dresse face à Rice quand elle devint ouvertement hostile à Israël dans les préliminaires de la conférence d’Annapolis. Ces officiels soutiennent qu’Olmert n’avait qu’à faire face à Rice, et le président aurait eu finalement l’opportunité de l’écarter et de la marginaliser.
Il est difficile de savoir comment interpréter ces dires. Malheureusement, nous ne pourrons pas les tester de sitôt. Contrôlé par la meute du viol d’Israël, Olmert a besoin de la pression de Rice. Et donc il a déclaré au ‘Post’ que Bush (et par extension Rice), « ne fait pas une seule chose avec laquelle je ne sois pas d’accord. Il ne soutient rien avec quoi je m’oppose ».

La première visite de Bush en Israël aurait pu être une grande opportunité pour le pays. Mais dans cet entretien avec le ‘Post’, une semaine avant l’arrivée de Bush, Olmert a montré clairement que cette visite sera un désastre. Que Bush le veuille ou non, avant la publication du rapport Winograd, Olmert ne lui laissera pas le choix. Bush sera obligé de violer Israël.

Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington D.C., et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 15:11
 

BLOG-NOTE DU 21 DECEMBRE 2007

 

LA PAIX ASYMETRIQUE  N’EST PAS LA PAIX

 

 

Mon ami Ilan Greilsamer écrivait récemment dans Libération, à l'aube de la Conférence d'Annapolis, que les peuples palestinien et israélien devaient chacun renoncer à leurs rêves respectifs et contradictoires. Le premier au retour dans ses foyers en Israël, le second au « Grand Israël ».

Malgré toute l’estime que j'ai pour ce porte-parole talentueux de la gauche israélienne  éclairée, ce qu'il écrit est entièrement faux.

Je pourrais m'épuiser à apporter les preuves du renoncement de la très grande majorité des Israéliens au rêve biblique : des accords d'Oslo au retrait de Gaza, de l'élection triomphale du parti centriste Kadimah sur son programme d'un retrait unilatéral de Cisjordanie aux sondages constants qui montrent que la plupart des Israéliens sont prêts à un compromis territorial  « douloureux » mais en contrepartie d'une paix définitive et non de nouvelles surenchères.

En ce qui concerne, les Arabes de Palestine, en revanche, même ses représentants les plus modérés – et  nous  ne sommes pas sûrs qu'ils soient majoritaires – ont refusé récemment de reconnaître Israël comme État du peuple juif, conformément à la résolution onusienne du partage de 1947.

Ce refus rend cohérent le maintien de l'exigence du droit au retour des réfugiés dans leurs maisons.

À ce jour, il n'est toujours pas possible d'admettre que le peuple arabe de Palestine, qui a porté le Hamas au pouvoir, a renoncé définitivement à ses clefs et à ses songes.

Retour à Greilsamer. C'est ce désir, déconcertant  d’irréalisme, de vouloir absolument, soit par souci d'objectivité apparente, soit pour lutter contre la désespérance de l'impuissance, renvoyer les antagonistes dos à dos, qui relève du songe creux.

Au-delà de cet onirisme politique bien caractéristique d'une partie de la classe intellectuelle israélienne –  qui contraste toujours autant avec le monolithisme  des intellectuels du camp d'en face – il est clair que les Israéliens ne peuvent même pas espérer capitaliser durablement les compromis qu'ils ont faits ou qu'ils sont prêts à faire.

Si un intellectuel israélien aussi brillant et bienveillant est capable de tourner le dos à des  évidences aussi manifestes, on comprend mieux comment l'opinion publique internationale dans son ensemble, dans le meilleur des cas, renvoie également dos à dos les protagonistes.

Dans le meilleur des cas. En réalité, il n'en est rien. Et nous savons que les check-points et les clôtures de sécurité pour prévenir les attentats sont plus décriés que ceux qui les commettent.

Retour à Oslo. L'armée israélienne n'occupe plus les villes de Cisjordanie, malgré le terrorisme qui se poursuit. Échec des pourparlers de Camp David et de Taba. Déclenchement par Arafat de l'intifada armée avec utilisation des kamikazes.

Qui, en Europe, a clairement déclaré qu'il s'agissait d'une violation caractérisée d'un accord basé avant tout sur la renonciation à obtenir ses objectifs politiques par la violence ?

Dès lors, l'Israélien moyennement avisé – qui a clairement renoncé à ses rêves, mais qui sait qu'il n'a pas droit à l'erreur – peut-il être persuadé que la communauté  internationale qui doit garantir le compromis territorial espéré, saura cette fois arbitrer impartialement et sans faiblesse les parties en cas de non-respect de celui-ci ?

C'est cette première asymétrie, qu'il n'est pas le lieu ici d'expliquer, qui est l'une des causes de l’immense difficulté à résoudre le conflit centenaire.

 

 

Mais il existe une autre asymétrie dans les exigences imposées implicitement à chaque partie, aussi lourde de conséquences.

Celle de savoir qui les représente valablement.

En ce qui concerne Israël, la chose est simple. Son représentant est le chef de son gouvernement démocratiquement élu.

En ce qui concerne, l’Autorité Palestinienne, depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas, également de manière démocratique, l'affaire est autrement plus complexe.

On a déjà beaucoup glosé sur Annapolis, qui ne méritait pas, à notre sens, autant excès d'honneur ou d'indignité.

Néanmoins, son aspect le plus critiquable réside dans le défaut de légitimité représentative de ses acteurs.

Tout a été dit sur la faiblesse politique respective des représentants américain, israélien et palestinien.

 

Mais, le problème que pose ce dernier est d’une autre nature que la faiblesse des deux autres.

Il ne s'agit pas seulement d'impopularité politique, il ne s'agit pas seulement de géographie et de la perte de Gaza, il ne s'agit même pas – quoique le problème soit de taille – de son manque de maîtrise sur le Fatah lui-même qui poursuit le terrorisme avec ses brigades d’Al Aksa.

 Il s'agit de savoir qui peut engager le peuple arabe de Palestine, divisé entre ses islamistes irréductibles et violents et ses plus modérés.

À notre connaissance, c'est la première fois dans l'histoire moderne des relations internationales, qu'une partie est agréée dans des accords à rechercher sans disposer d'un aussi peu clair mandat pour négocier.

Cette asymétrie juridique et politique est grosse de péril.

 À supposer, qu'un accord soit trouvé, après d'âpres négociations, quelle valeur aura-t-il si, en définitive, l'opinion publique palestinienne maintient son soutien au Hamas, et alors même que la partie israélienne aura abattu toutes ses cartes ?

Notre israélien moyennement avisé – celui qui a renoncé à ses rêves mais qui souhaite ne pas voir survenir de nouvelles surenchères et de nouvelles violences – n'est-il pas en droit de craindre une  négociation à venir sur un terrain aussi friable ?

 

 

 

 

 En pleine lune de miel d’Oslo, Yasser Arafat s'était rendu rencontrer les musulmans d'Afrique du Sud. À Johannesburg, dans une mosquée qu'il croyait à l'abri des oreilles indiscrètes, il expliqua tranquillement que les accords n'étaient qu'une ruse pour reconquérir la Palestine par étapes. Mais ses propos firent l'objet d'un enregistrement et révélé au public israélien.

Qu'arriva-t-il ? Rien.

Feu Fayçal al  Husseini prononça peu ou prou les mêmes paroles peu avant son décès, en pleine intifada des mosquées. Quoique là encore, l'affaire fut rendue publique, cela ne l'empêcha pas d'être enterré sous des tonnes d'éloges universels célébrant le dirigeant palestinien modéré, qu'il était sans doute, par comparaison.

Chacun sait que les livres d'école des petits enfants de Palestine nient catégoriquement l'État juif quand ils ne recèlent pas, pour certains d'entre eux, des discours antisémites et négationnistes.

L'indifférence internationale demeure largement la règle.

Il n'en est pas de même des Israéliens, dont les propos sont examinés soigneusement.

Ainsi, de ceux, particulièrement écœurants, du Grand rabbin Ovadia Yosef, comparant les Arabes palestiniens aux serpents, qui firent le tour du monde, bien que le rabbin n'avait déjà plus d'âge lorsqu'il les prononça....

Ainsi encore, ceux d'Ariel Sharon appelant les Juifs de France à immigrer en Israël pour cause d'antisémitisme et auquel un journal français du soir crut devoir consacrer pas moins de trois articles, dont un en première page... trois mois après ceux-ci...

C'est que les mots des Arabes ne comptent pas, ou très peu.

Dans ces contrées où le verbe est paraît-il censé régner en maître, pas question de le prendre au pied de chaque lettre.

C'est ainsi que l'on peut se permettre de dire tout le lundi et son contraire le mardi.

A fortiori dans une langue différente.

C'est cette asymétrie dans la responsabilité du discours, qui autorise les harangues enflammées auxquelles les foules croient, qui autorise la pensée magique et démagogique.

Elle déresponsabilise les uns et rend méfiants les autres.

 

 

Mais la plus cruelle, la plus dangereuse des asymétries est à venir.

Elle concerne les actions commises ou inexécutées par les Arabes de Palestine et qui ne sauraient non plus les engager, les qualifier ou les disqualifier.

Retour sur Oslo. Arafat s'engage à lutter contre le terrorisme. Il ne fait rien ou presque, au nom de l'unité sacrée de son peuple. Quand des terroristes sont arrêtés, ils sont libérés quelques jours plus tard selon le principe qui sera connu sous le nom de « tourniquet ».

Le raïs n'hésite pas cependant à jouer du terrorisme de ses incontrôlés pour obtenir davantage encore de son partenaire selon une méthode qu'un pénaliste chagrin pourrait qualifier de racket.

Jusqu'à son décès, ou à peu près, ce qu'a fait Arafat, ce qu'il devait faire mais n'a pas fait n'a guère été porté à son débit et encore moins à celui de son organisation politique.

Le Hamas prend le pouvoir par les urnes. Il ne renonce ni à la destruction d'Israël – en dépit de quelques déclarations alambiquées qui n'ont trompé que ceux qui rêvaient de l'être – il n'a pas renoncé au terrorisme. Au lieu de cela, il  tire des bordées sur le territoire voisin.

En dépit de cela, il s'est trouvé encore de nombreux pays ou personnalités – y compris en Israël – pour exiger d'Israël de négocier sans préalable.

Le président palestinien est un homme modéré. Il est physiquement courageux.

Néanmoins, je l'ai dit, une partie de ses troupes refusent de lui obéir et poursuivent les actions terroristes sans qu'il ne fasse ni ne dise mais.

Cette aberration ne soulève aucune protestation internationale. Aucun responsable politique ne réclame à Mahmoud Abbas de ce qu'au moins il fasse le ménage au sein de son propre mouvement, le Fatah.

Aucun ne l’a enjoint de se conformer à la feuille de route qui lui faisait obligation de régler le problème Hamas. Résultat : c'est le Hamas qui lui a réglé son compte à Gaza...

Un esprit positif pourrait penser qu'une telle bienveillante compréhension s'explique par la faiblesse des Arabes de Palestine, par celle de ses représentants modérés, qu'il conviendrait d'aider coûte que coûte.

Cette explication est aussi courte que convenue.

En réalité, peu importe ce que font les Palestiniens. Car peu importe ce qu'ils veulent, ce qu'ils disent, ce qu’ils votent.

Une bonne fois pour toutes, par empathie ou par mépris, ou les deux à la fois, les Arabes de Palestine sont des mineurs irresponsables et leurs discours et leurs actes ne les engagent donc pas juridiquement.

 

 

 

 

L'Histoire dira peut-être un jour pour quelles raisons psychologiques un homme aussi courageux et avisé que le regretté  Isaac Rabin s'est entêté à poursuivre des négociations avec un partenaire aussi insincère et inconséquent que Yasser Arafat.

Cela, à nos yeux, ne saurait valider ou invalider les accords d'Oslo.

Celui qui s'exprime ici, clairement engagé dans un camp, n'a pas à renoncer à un quelconque rêve biblique qu’il n'a jamais nourri et n'est entravé par aucun a priori idéologique, notamment sur la question territoriale.

Il propose cependant, à son humble place, une sorte de vade-mecum de nature à entreprendre une négociation digne de ce nom, c'est-à-dire sérieuse, sans compromettre les intérêts vitaux d'un État  dont il sait la grande fragilité.

Il appelle en conséquence ceux qui veulent bien le lire ou l’écouter à bien méditer l'expérience de l'échec d'Oslo qui doit servir d'anti-modèle absolu.

La première de toutes est d’exiger désormais du «partenaire» arabe de Palestine qu'il remplisse son devoir de responsabilité.

Cela ne signifie pas l'absence de souplesse dans le dialogue, mais cela signifie de le considérer sur un pied d'égalité de droits mais aussi d'obligations.

La paix asymétrique, n'est, objectivement, que la prolongation de la guerre asymétrique par d'autres moyens.

Si l'on souhaite vraiment et ardemment disposer d'un État que l'on vous a promis à de multiples reprises, et pas seulement détruire ce qui existe déjà, cela doit se mériter.

Il est vrai que rien n'est pire que l'immobilisme qui prévalait avant Annapolis.

Rien, sauf  une fuite en avant irréfléchie.

 

 

http://blognadel.over-blog.com:80/article-7317944.html

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 07:41
00:41 '' Depuis plusieurs jours nous frappions par voie aérienne, aujourd'hui nous combattons au sol. C'est la réalité quotidienne à Gaza mais quand l'objectif est d'empêcher les attaques terroristes à l'intérieur d'Israël, nous utilisons tous les moyens défensifs que nous estimons nécessaires'' a déclaré, jeudi, un porte parole de Tsahal.  (Guysen.International.News)
Quatre soldats israéliens ont été blessés, jeudi, dont un grièvement et six terroristes ont été éliminés lors de différents affrontements dans la Bande de Gaza.
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 06:47
La politique internationale selon Disneyland

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Do-485411092

O
uf… Les grands méchants loups sont repartis dans leurs maisons, respectivement une hacienda dans une république banano-pétrolière et une tente nomado-tripolitaine. Nos petits cochons hexagonaux vont pouvoir recommencer à idéologiser tout leur saoul dans les maisons bien bétonnées de leurs certitudes !
L’autosatisfaction morale n’est pas la moindre des exceptions françaises qui nous rendent incompréhensibles pour nos voisins.

Nous, dont le Total national faisait le plus gros chiffre d’affaires mondial avec l’Irak de Saddam Hussein, avons rassemblé, début 2003, des foules à six zéros pour stigmatiser la guerre que les Etats-Unis allaient lancer «pour protéger leurs intérêts pétroliers».

Nous, qui avons offert à Arafat des funérailles nationales, organisons maintenant la «Conférence des donateurs» pour fournir à son successeur deux milliards de plus que les cinq espérés pour renflouer l’économie palestinienne «moribonde», selon la formule consacrée par notre presse.

Moribonde, l’économie palestinienne ?

Ben oui, à cause des Israéliens, yakavoir : Gaza l’enclavée a failli se faire fourguer 800 serres d’occasion par ces salauds quand ils l’ont évacuée, heureusement que le Hamas veillait, sinon on était bons pour reprendre une économie florissante ! Quant à la Cisjordanie, elle est complètement apartheïdée par le Mur qui a coulé une prospère exportation de ceintures explosives…

Pas étonnant que les pauvres Palestiniens relèvent de la charité publique depuis 60 ans. Quoi, Arafat était la sixième fortune mondiale dans la catégorie «Rois, despotes et tyrans» ? Quel rapport ? Vous n’avez jamais entendu parler de realpolitik, bande de primaires ?

Nous sommes peut-être primaires, chez Primo, mais nous considérons le terme «realpolitik» dans son sens étymologique : regarder la politique à l’aune des faits et non de l’idéologie.

C’est vrai que Naf Naf nous enjoint de regarder Chavez avec bienveillance parce qu’il se réclame de la gauche, donc d’une ouverture généreuse tournée vers les masses populaires, les pauvres et les exclus. Nif Nif nous pousse à ne jamais accorder le moindre crédit à Kadhafi, dont le pouvoir a été obtenu par la force afin de se consacrer, pendant des années à favoriser le terrorisme sous toutes les latitudes. Nouf Nouf, lui, se prend les pieds dans ses contradictions avec Poutine et Ahmadinejad. Mettez-vous à sa place, pauvre petit père (des peuples) : Poutine, c’est l’ancien patron du KGB qui, du temps où la Russie était notre grand frère, n’opprimait officiellement aucun opposant puisque le mot lui-même n’existait pas en Soviétique dans le texte…

Quant à Ahmadinejad, certes, il martèle qu’il veut supprimer de la carte un pays créé par l’ONU il y a 60 ans, mais ce sont des rodomontades ! Son maître à penser, un certain Adolf dont il a fait un héros national, avait monté une petite entreprise sur ce thème, mais il en était resté au stade artisanal. Il n’y a pas de raison de croire qu’Ahmadinejad réussira mieux au niveau industriel sous prétexte que l’ami Poutine est prêt à lui fournir du combustible nucléaire !

Damned, c’est vrai que sur ce coup-là, Poutine et Ahmadinejad, c’est même combat ! Allo, L’Huma, vous n’avez pas une petite explication bien dialectique à nous fournir ? Parce que là, on pédale…

Et si on se tournait vers les faits ?

Les faits montrent que Chavez règne sur un pays dont la richesse pétrolière aurait pu amener sa population au niveau des démocraties occidentales. L’intrus dans cette phrase est clairement «démocratie». En effet, l’admirateur de Fidel Castro -élu démocratiquement comme l’avait été Hitler- a tenté de modifier la constitution de son pays pour y devenir lider maximo ad aeternam. Pour cette fois-ci, il a admis sa défaite. Les Vénézuéliens ont un répit. Pour combien de temps ?

Kadhafi, quant à lui, ne se prétend pas un ange et sa mégalomanie dépasse probablement celle de Chavez. Mais les faits, eux, montrent qu’il a eu suffisamment de réalisme pour avoir compris, après le bombardement de ses installations nucléaires il y a une quinzaine d’années, que le terrorisme n’était pas la meilleure voie pour lui obtenir la reconnaissance mondiale à laquelle il aspirait. A défaut de sa personnalité et de ses souhaits profonds, ses actes démontrent qu’il est sensible à l’opinion européenne.

Ouh la la, comme c’est compliqué, la politique, dès qu’on dépasse les Yaka Faucons ! On y perd en confort et on n’y gagne rien !

Est-ce pour cela que notre «intelligentsia» fait semblant de croire que l’intelligence est une vertu autoproclamée, pas un talent qui se prouve et se remet en question à chaque déclaration ?

Liliane Messika © Primo-Europe, 19 décembre 2007
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 08:15

Financer les Palestiniens? Mauvaise idée



par Daniel Pipes

18 décembre 2007, Version provisoire

Adaptation française d'Alain Jean-Mairet

http://www.ajm.ch/wordpress/

Le financement plus que généreux de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne en vue d’instaurer la paix est l’un des axes constants de la politique occidentale – y compris israélienne – depuis la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza, en juin dernier. Cet afflux de fonds est contreproductif et doit être stoppé. Urgemment.

Un peu de contexte: Paul Morro, du Service de recherche du Congrès, indique qu’en 2006, l’Union européenne et ses États membres ont donné 815 millions de dollars à l’Autorité palestinienne; les États-Unis ont versé 468 millions de dollars. L’ensemble des dons atteint un total de quelque 1,5 milliard de dollars.

Et l’aubaine ne cesse de prendre de l’ampleur. Le président George W. Bush a demandé un supplément de 410 millions de dollars en octobre, après une donation de 77 millions de dollars plus tôt cette année. Le Département d’État justifie cette somme somptueuse en affirmant qu’elle «répond à un besoin crucial et immédiat de soutenir un nouveau gouvernement de l’Autorité palestinienne (AP) que les États-Unis et Israël considèrent comme un authentique allié pour la paix». Lors d’une audition récente, Gary Ackerman, président de la sous-commission parlementaire sur le Moyen-Orient et l’Asie du Sud, a approuvé le don supplémentaire.

Bien décidée à ne pas se contenter de l’argent des contribuables, la secrétaire d’État Condoleezza Rice lança le 3 décembre dernier un plan de partenariat privé – «U.S.-Palestinian Public Private Partnership» – impliquant des poids-lourds financiers tels que Sandy Weill et Lester Crown, afin de financer, selon Rice, «des projets permettant d’atteindre directement les jeunes Palestiniens, de les préparer aux responsabilités de la citoyenneté et de la gouvernance» et qui «ont un énorme impact positif».

Un rapport indique que l’Union européenne a transféré près de 2,5 milliards de dollars aux Palestiniens cette année.
Sur ces entrefaites, Abbas a annoncé son objectif de collecter des promesses pour un total de 5,8 milliards de dollars d’aides sur une période de trois ans, de 2008 à 2010, lors d’une «Conférence des donateurs de l’Autorité palestinienne» à laquelle ont assisté 90 États lundi à Paris (sur la base de la meilleure estimation disponible qui fait état de 1,35 million de Palestiniens en Cisjordanie, cela équivaut à une somme d’argent ahurissante: plus de 1400 dollars par an et par habitant, soit à peu près le revenu annuel d’un Égyptien). Avec l’accord du gouvernement israélien, Abbas a immédiatement réuni le montant souhaité pour 2008 lors de la conférence des donateurs.

Bon, si ça marche, c’est une affaire, n’est-ce pas? Quelques milliards pour mettre un terme à un dangereux conflit centenaire – c’est donné.

Mais des recherches novatrices signées par Steven Stotsky, un analyste du «Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America» (CAMERA) montrent qu’historiquement, les afflux de fonds versés aux Palestiniens ont eu l’effet contraire. En se basant sur les données de la Banque mondiale, du Fond monétaire international et d’autres statistiques officielles, Stotsky compare deux évolutions intervenues depuis 1999: celle de l’aide budgétaire annuelle à l’Autorité palestinienne et le nombre annuel d’homicides commis par des Palestiniens (incluant tant les activités criminelles que le terrorisme et les victimes tant israéliennes que palestiniennes). Combinées sur un même graphique, les deux courbes présentent des similitudes troublantes:

La corrélation est encore plus nette lorsque l’aide est superposée aux homicides commis l’année suivante:
 
Bref, pour chaque montant d’env. 1,25 million de dollars versé, on peut compter une mort violente dans l’année. Comme le souligne Stotsky, «ces statistiques ne signifient pas que l’aide étrangère est la cause des violences, mais elles remettent en question l’efficacité des donations de l’extérieur dans la lutte pour promouvoir la modération et contrer le terrorisme».

Le cas palestinien s’inscrit dans un phénomène plus général, comme l’ont relevé Jean-Paul Azam et Alexandra Delacroix dans un article de 2005, «Aid and the Delegated Fight Against Terrorism» (l’aide et la délégation de la lutte contre le terrorisme). Ils y révèlent ainsi «des résultats empiriques très solides montrant que les ressources investies dans les activités terroristes d’un pays quelconque affichent une corrélation positive avec le montant de l’aide étrangère reçue par ce pays» – plus il y a d’aide, plus il y a de terrorisme.

Si ces études s’opposent à l’hypothèse conventionnelle voulant que les Palestiniens soient poussés à la violence par la pauvreté, le chômage, la répression, l’«occupation» et le malaise, elles confirment en revanche l’argumentation que je défends depuis bien longtemps et selon laquelle le problème vient de l’exaltation des Palestiniens. Mieux les Palestiniens sont financés, plus ils sont forts et plus ils se sentent enclins à prendre les armes.

Une conception incohérente de l’économie de la guerre prévaut en Israël depuis le début des négociations d’Oslo, en 1993. Au lieu de priver leurs ennemis palestiniens de ressources, les Israéliens ont alors suivi les rêveries mystiques de Shimon Peres, exprimées notamment dans son ouvrage de 1993, The New Middle East (Le nouveau Moyen-Orient), et les ont renforcés au plan économique. Comme je l’écrivais en 2001, cela «revient à envoyer des ressources à l’ennemi alors que les combats font encore rage – ce qui n’est pas une très brillante idée».

Plutôt que de financer davantage encore le bellicisme palestinien, les États occidentaux, à commencer par Israël, devraient supprimer tous les soutiens financiers à l’Autorité palestinienne.
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 10:00


http://michelgurfinkiel.com/articles/148-Palestiniens-Le-deshonneur-et-le-bonnet-dane.html


Palestiniens/ Le déshonneur et le bonnet d'âne


Aider l'Autorité palestinienne ? Après quinze ans de tromperie et de piraterie ? Un peu de bon sens, SVP.

PAR MICHEL GURFINKIEL




Un maire socialiste du Val d'Oise a tenu dans l'hebdomadaire Le Point,  le 6 décembre dernier, des propos surprenants sur ce qu'il est convenu d'appeler « la politique de la ville ». Le mieux est de les citer tels quels : « Pendant vingt ans », dit le magistrat, « ma commune a reçu des subventions pour soutenir le travail des associations ou pour aider l'emploi, mais en 2002, quand Jean-Louis Borloo est arrivé au ministère de la Ville et de la Rénovation urbaine, il a fait une croix sur tout ça. L'argent est allé au logement et au système éducatif. Les associations se sont retrouvées asséchées. »  

A première vue, ce reproche est incompréhensible. Le logement et l'éducation ne sont-ils pas des priorités absolues ? Comment le maire peut-il tenir rigueur au ministre de les avoir prises en considération ?  Il le fait pourtant. Et d'une certaine façon, il a raison. En homme de terrain, il sait en effet qu'on ne fait pas régner l'ordre en améliorant les conditions de vie de ses administrés, mais en s'assurant le soutien des divers réseaux communautaires, religieux ou professionnels, qui les encadrent : c'est à dire des fameuses « associations ». Cela ne se dit pas, en général. Mais c'est le secret de Polichinelle.

Ce qui est vrai du Val d'Oise l'est aussi du tiers-monde et singulièrement du Proche et du Moyen-Orient. Il est question, là aussi, d'une aide économique, d'un « nouveau plan Marshall »,  qui permettrait à ces régions de « décoller ». Les Etats-Unis avaient lancé cette idée pour le Proche-Orient à la conférence de Madrid, en 1991. L'Union européenne l'a reprise à son compte en 1994, dans le cadre du « processus de Barcelone ». La France propose aujourd'hui une troisième variante : l'Union méditerranéenne. Mais au-delà des propos officiels, chacun sait que les crédits destinés au développement finissent entre les mains des féodaux locaux. Et tel est bien le but véritable de l'opération : payer ceux qui maintiennent un minimum de paix et d'ordre. Ou qui passent pour le faire.

Bien entendu, ce calcul n'a de sens qu'à court ou moyen terme. A long terme, il se retourne contre ceux qui s'y complaisent. Une banlieue sans habitations décentes ni écoles dignes de ce nom finit par flamber. Et les chiens de berger auxquels on a cru pouvoir abandonner le tiers-monde se révèlent un jour pour les loups qu'ils n'ont jamais cessé d'être.

La France va accueillir le 17 décembre une conférence internationale pour l'aide économique aux Territoires palestiniens. Quatre-vingt-dix délégations sont attendues. Le but, selon le Quai d'Orsay, est « d'aider l'Autorité palestinienne à se doter des capacités de construire un Etat viable ». Notez bien la progression : aider, se doter, capacités de construire, Etat viable. Cela ressemble beaucoup au rocher de Sisyphe. Ou à la tapisserie de Pénélope.

Voici presque quinze ans que les accords d'Oslo ont été signés, quatorze ans que l'Autorité palestinienne est en place. Une aide internationale aussi importante que généreuse a été octroyée aux Territoires palestiniens. On en est pourtant toujours à aider à se doter des conditions de construire quelque chose de viable. Pendant le même laps de temps, la Catalogne est devenue un Etat quasi-indépendant et l'une des régions les plus riches d'Europe, l'Irlande a rattrapé la Grande-Bretagne, la Chine est passée du XVe siècle au XXIe, l'Inde a émergé. Cherchez l'erreur.

L'erreur, c'est que depuis 1993, on a méprisé le peuple palestinien et on lui a préféré les pirates de la soi-disant Organisation de libération de la Palestine. Et que ceux-ci, selon leur logique de pirates non repentis, n'ont pas construit une Catalogne autonome palestinienne, en attendant une Catalogne indépendante, mais transformé les Territoires palestiniens en base barbaresque. Imaginons qu'en 1945 on ait méprisé le peuple allemand et traité avec les "modérés" issus du IIIe Reich, comme certains le souhaitaient. Aurions-nous eu depuis soixante-trois ans la paix en Europe ? Telle fut l'erreur fatale – je pèse mes mots - commise par Yitzhak Rabin et Shimon Peres - et aussitôt endossée par un Occident englué dans ses proches lâchetés.

Il y a, dans l'Autorité palestinienne actuelle, un homme honorable qui n'y a rien à faire : le premier ministre Salim al-Fayyed. Les autres, à commencer par le président Mahmoud Abbas, furent des hommes-liges d'Arafat, loup travesti en berger par la grâce d'Israéliens égarés. Vous voulez la paix au Moyen-Orient ? Exigez l'épuration, comme en 1945 après la chute du Reich de mille ans. Ou si le mot vous paraît trop fort, la lustration, comme en République tchèque après 1991. Sinon vous aurez la guerre, le déshonneur et - en prime - le bonnet d'âne.

© Michel Gurfinkiel, 2007.


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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 09:59

Avant la conférence des donateurs. L'attitude retorse de Mahmoud Abbas et de son équipe illustre les limites des "Palestiniens modérés"

Jean-Pierre Bensimon, le 16 décembre 2007

 http://www.objectif-info.fr/avant-la-conference-des-donateurs.html
Thème : Proche-Orient
 
Une conférence de pays donateurs s'ouvre à Paris ce lundi. Il s'agit de réunir des fonds au bénéfice des Palestiniens. Ces derniers ont fixé cette fois-ci la barre très haut. Ils réclament 5,6 milliards d'euros pour leur plan de trois ans, avant tout pour combler les déficits accumulés et payer une nuée de fonctionnaires, généralement des membres des services de sécurité. Moins du tiers des sommes demandées devrait aller à des projets de développement.
 
Et voila qu'avant la tenue de la conférence, les fameux modérés, Mahmoud Abbas en personne et son premier ministre Salam Fayyad, se sont livrés à des manœuvres qui devrait alerter les futurs donateurs.
 
Ils ont multiplié les déclarations imputant à Israël la paralysie économique des Territoires. Selon eux, sans évolution de la situation sur le terrain, l'aide financière serait largement inutile et la conférence sans grande portée. A les entendre, si les restrictions imposées aux Palestiniens ne sont pas supprimées, ce sera la suffocation économique, la généralisation de la pauvreté et une prime à l'extrémisme. Ils exigent donc la levée des barrages en Cisjordanie et la fin du bouclage de la Bande de Gaza. En même temps, ils demandent aux pays donateurs de jouer d'abord un rôle politique, c'est-à-dire d'exercer des pressions redoublées sur Israël.
 
Il est vrai que les restrictions à la circulation ne sont pas très favorables à l'activité économique. Mais les barrages sont rendus nécessaires par l'activité des milices armées. Sans milices, sans risques d'attentat ou d'enlèvement, pas de barrages. Il revenait justement à Mahmoud Abbas, au moins depuis son élection à la présidence de l'Autorité palestinienne en 2005, de démanteler les structures terroristes.
 
Et il n'a rien fait, sans vergogne, prétendant qu'il voulait éviter la "guerre civile". Le déficit financier de son "Autorité" est lié aux salaires d'un nombre impressionnant de fonctionnaires, en fait souvent des membres des "services de sécurité". Que font ces "services" de leurs journées ? Quand Israël a voulu remettre les opérations de maintien de l'ordre à Naplouse à Mahmoud Abbas, celui-ci n'est pas parvenu à trouver 500 policiers pour faire ce travail. Il en a réuni 300 après bien des atermoiements. Par contre, quand Ehoud Olmert s'est rendu à Jéricho au mois d'Août pour une rencontre au sommet, un groupe appartenant aux services de sécurité palestiniens a préparé un attentat. Les services israéliens ont déjoué l'entreprise et communiqué à Abbas l'identité du groupe qui a été arrêté. Puis relâché en catimini quelques semaines plus tard. A la fin novembre, un israélien père de deux jeunes enfants, Ido Zoldan, a été assassiné par balles en Cisjordanie. Les trois agresseurs étaient membres de la police palestinienne. L'Autorité palestinienne "baigne" littéralement dans le terrorisme et son chef demande à Israël de baisser la garde. Quel but poursuit-il ?   
 
Le "modéré" Abbas ose demander la "levée du bouclage de Gaza". Ne sait-il pas que les missiles tirés depuis Gaza pleuvent sur Israël ? Deux mille Kassam, obus et mortiers depuis le début de l'année. Ne sait-il pas que tous les jours, des tunnels sont creusés par les milices pour lancer des opérations commando ? Cette situation contraint bien sur Israël à assurer l'étanchéité de sa frontière. C'est le minimum qu'on puisse demander à un état. C'est aussi ce que font les Égyptiens le long de la ligne Philadelphie, au sud. N'est-il pas dans la fonction de Mahmoud Abbas d'assurer l'ordre dans les Territoires et l'absence d'attaques contre Israël aux termes des accords d'Oslo ? Il disposait de forces très importantes à Gaza, payées par l'aide internationale et en partie armées par les américains. Mais à la première alerte ses chefs ont décampé, laissant les troupes fidèles à la hache du Hamas et les armes à ses entrepôts.
 
Le problème est effectivement politique et non économique. Tant que les milices palestiniennes ne seront pas démantelées aucun progrès du niveau de vie du petit peuple ne sera possible. L'expérience a montré que les tentatives d'implantation d'activités économiques dans les territoires aboutissaient toujours à un échec du fait des clans armés. Dans les années 90, Stef Wertheimer, un richissime homme d'affaire israélien voulut créer un parc industriel à Rafah (au sud de Gaza). Les hommes d'Arafat qui ne parvenaient pas à le mettre sous leur coupe y mirent le feu. D'autres investisseurs tentèrent l'expérience de grands centres commerciaux entre 1995 et 2000 à Tulkarem et à Kalkilia. Les Palestiniens décidèrent qu'ils étaient trop près de la frontière pour en prendre le contrôle et ce fut l'échec. Aujourd'hui ils proposent la création d'un parc à Tarkumiya près des collines d'Hébron. Ils veulent y créer des emplois pour les Gazaouis et réclament un libre passage à travers Israël. Comment Israël accepterait-il un libre passage qui ouvrirait les portes de la Judée et de la Samarie au Hamas et au Djihad islamique ? La demande sonne comme une complaisance pour les milices islamistes de Gaza et non comme une opposition au terrorisme.
 
En réalité, un développement économique ne s'improvise pas de l'extérieur. La condition d'un développement palestinien c'est le renforcement d'une classe moyenne productive. Pour qu'elle joue son rôle productif, il faut lui assurer la sécurité. Or cette classe émigre aujourd'hui, justement parce que sa sécurité est compromise par les milices mafieuses qu'Abbas a laissé prospérer. Le démantèlement des structures terroristes, prescrit dès la première phase de la Feuille de route, n'est pas seulement la condition de la sécurité d'Israël. C'est aussi la condition de la sécurité des Palestiniens et de l'élévation de leur niveau de vie. Non seulement Abbas a joué au président absent, mais voila que ses collaborateurs promettent de s'allier au Hamas si Israël lançait une opération à Gaza pour sécuriser sa frontière et ses habitants durement touchés. Les "modérés" sont donc prêts à s'associer au Hamas, donc à protéger et non à démanteler les structures terroristes. Le problème politique est là, nulle part ailleurs, et les donateurs devraient en avoir conscience.
 
Les Occidentaux, avant tout les Américains font le calcul qu'avec de l'argent et un peu de bien-être économique, le petit peuple palestinien préfèrera les modérés d'Abbas aux fondamentalistes de Haniyeh. Or la condition première de ce bien-être, le résultat qui conditionne tous les autres, c'est l'éradication des terroristes, qu'ils soient laïcs et corrompus, ou islamistes et fanatiques. C'est sur cette question et non sur ses déclarations qu'il faut évaluer la capacité de Mahmoud Abbas à sortir les Palestiniens de l'impasse. C'est en vain que l'on attend de lui le moindre signe positif. Au lendemain de la conférence d'Annapolis, la TV Palestinienne montrait une carte aux couleurs palestiniennes d'où Israël était rayé. La veille la radio palestinienne officielle "Ramadan" qualifiait les années 40 d'Hitler "d'années d'or" et sa défaite et sa mort de "fin amère". Le surlendemain, avant de se rendre à Riyad, Abbas renouvelait son refus de reconnaître la judéité d'Israël.
 
David Martinon, le porte parole de l'Élysée l'a souligné, il ne s'agit pas de secourir les "Territoires" mais de financer l'édification de "l'État palestinien." Dans la foulée de la Conférence d'Annapolis du 27 novembre, c'est "l'État palestinien" qui est à l'ordre du jour diplomatique. L'intention est excellente mais David Martinon n'a pas indiqué selon quelle formule de l'argent, beaucoup d'argent semble-t-il, se transmute en construction d'un nouvel état pacifique. D'autant que l'on a déjà transféré des fonds dans les Territoires depuis Oslo, beaucoup de fonds. Au point que les Palestiniens sont de très loin les premiers bénéficiaires de l'aide internationale. Que sont devenus ces financements? D'un coté ils ont permis l'entretien, l'armement et les activités d'innombrables milices et services de sécurité impliqués dans le terrorisme; de l'autre ils ont alimenté un système corruption dont l'ampleur confère un second record du monde aux Palestiniens. Ce n'est pas le petit peuple qui s'est ainsi enrichi, mais une aristocratie locale, activiste et terroriste jusqu'au bout des ongles. David Martinon ne nous a pas dit ce qu'il comptait faire pour éviter la répétition de ce processus lamentable. La situation financière de la France justifie la prudence et même la parcimonie. Elle nécessite que l'on s'assure bien que les fonds iront bien à la paix et pas à la guerre. L'équipe des Palestiniens dits "modérés" autour de Abbas n'inspire vraiment pas confiance et la manœuvre politique visant à incriminer Israël dans le "mal" palestinien et non l'incurie de son leadership est un très mauvais signe.
© 2007, Objectif-info.fr.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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