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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 20:33


Traduit par Aschkel pour aschkel.info et lessakele

 


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Lorsque Assad a reçu Ahmadinejad à Damas après l'envoi d'un ambassadeur par les États-Unis, M. Clinton a demandé une petite explication, de sa propre initiative, à ce qu'on m'en a dit. Mais quand le Ministère israélien du logement a annoncé la construction d' habitations dans un quartier juif de Jérusalem, Clinton n'a pu le tolérer. La réaction de la communauté internationale sur l'affaire de "Ramat Shlomo" révèle.....

 Par Emmanuel Navon

 

des normes à deux vitesses, une partialité, et une ignorance des faits historiques. Deux poids deux mesures, parce que dans les tentatives de rétablir la confiance entre Israël et les Palestiniens, seul Israël est sommé de ne pas «provoquer» l'autre côté. Les Palestiniens, pour leur part, s'en tirent à bon compte. Il est vrai que Biden a demandé à l'Autorité Palestinienne d' annuler l'inauguration d'une place dédiée à Dalal Mughrabi *.

Mais l'inauguration n'a été que repoussée et le fait est que vous n'avez pas entendu Hillary Clinton ou Catherine Ashton s'éléver contre les Palestiniens à propos de cette provocation. Mughrabi a perpetré l'un des attentats les plus horribles de l'histoire d'Israël, le 11 Mars 1978, quand elle et d'autres terroristes ont détourné un bus et tué 37 civils. En Décembre 2009, Mahmoud Abbas a décidé de parrainer une cérémonie célébrant le 50e anniversaire de la naissance de Mughrabi.

Quelques mois auparavant, Abbas a inauguré un centre informatique du nom de Mughrabi. Le 11 Mars 2009, la télévision de l'autorité palestinienne diffusait une émission intitulée "Les héros Mughrabi et ses complices". Cette année, l'Autorité palestinienne a prévu de marquer l'événement du 11 Mars en baptisant un nouveau Square en l'honneur de Mughrabi. Mais Biden, se trouvant sur place le même jour, a demandé à Abbas d'annuler (de reporter) cette commémoration pour lui éviter de se trouver dans une posture embarrassante.

Comment peut-on promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens, si les dirigeants palestiniens enseignent à leurs enfants que le meurtre de civils israéliens innocents est un acte d'héroïsme digne de louange ?

Si, à la fois, Israël et les Palestiniens doivent montrer qu'ils sont sincères afin d'arriver à la paix , pourquoi ces mêmes Palestiniens enseignant à leurs enfants qu'il est glorieux de tuer des Israéliens s'en tirent sans le moindre reproche, alors qu'Israël est publiquement réprimandé pour quelques appartementssupplémentaires près de bâtiments dejà existants qui relèvent de la juridiction d'Israël. Pourquoi insérer cette clause dans le cadre d'un accord de paix? Ensuite, il y a partialité.

En souscrivant à la position selon laquelle Israël n'a pas le droit de construire dans le quartier de Ramat Shlomo, la communauté internationale prend le parti des Palestiniens. (Ni Jérusalem-Nord, ni) Jérusalem-Est ne sont un territoire "occupé". Lorsque les Britanniques se sont retirés de leur mandat sur la Palestine en Mai 1948, ils ont laissé un vide juridique derrière eux.

 

L'Organisation des Nations Unies dans la résolution de Novembre 1947 avait recommandé que Jérusalem soit un corpus separatum, mais cette résolution n'était pas juridiquement contraignante, et a été rejeté par les Arabes, de toute façon.

Avec la signature des accords d'armistice de 1949 entre Israël et les Etats arabes qui ont déclenché la guerre, Israël devient de facto souverain dans la partie occidentale de Jérusalem et la Jordanie dans la partie orientale. L'annexion de Jérusalem-Est par la Jordanie n'a pas été reconnue par la communauté internationale (à l'exception de la Grande-Bretagne et le Pakistan). La souveraineté (jordanienne), a été le résultat d'une guerre d'agression.

La légitimité d'Israël après Juin 1967, par contraste, a résulté d'une guerre de légitime défense. Cette seule différence, comme le soutient, devant l'ancienne Cour internationale de Justice, le juge Stephen Schwebel, rend les droits d'Israël beaucoup plus légitimes que ceux de la Jordanie. Pourtant, la Jordanie n'a jamais été désigné comme étant "l'occupant "de Jérusalem-Est, alors qu'Israël l'est.

Pour être considéré comme «occupé» en droit international (et en vue de la quatrième Convention de Genève), un territoire doit avoir été auparavant un pays souverain ou partie d'un pays souverain. Jérusalem-Est n'a jamais fait partie d'un pays souverain des temps modernes.

Soit l'on considère l'annexion par la Jordanie comme illégale et illégitime et donc Israël n'a pas vaincu un pays souverain en 1967, ou si l'on considère l'annexion par la Jordanie comme légale et légitime , alors celle qu'a imposé Israel en 1967 l'est encore davantage, puisqu'elle a été le résultat d'une guerre d'auto-défense et non d'agression.

C'est précisément parce qu'Israël n'a pas vaincu un pays souverain ou une partie d'un pays souverain où il est entré en 1967, et parce qu' Israël a franchi une ligne d'armistice et non une frontière, que la Résolution 242 de l'ONU du Conseil de sécurité appelle à un retrait israélien "de territoires» (par opposition à "des territoires") conquis pendant la guerre, dans le cadre d'un accord de paix négocié.

La position arabe est qu'Israël doit se retirer de "tous les territoires» et que Jérusalem-Est est un territoire occupé. Israël conteste fermement cette position pour des motifs juridiques et historiques.

En désignant les activités de construction par Israël à Jérusalem-Est comme "illégales" et "illégitimes", la communauté internationale prend partie pour la position arabe au sujet de Jérusalem et de l'interprétation de la résolution 242, et rejette la position d'Israël.

Dans un langage simple, c'est ce qu'on appelle la partialité. La troisième et dernière raison est l'ignorance des faits historiques.

The Economist a récemment publié un article sur Jérusalem ( «Une ville qui doit être partagée", Mars 6th, 2010) qui ignore complètement la profanation des sites non-musulmans par la Jordanie et l'Autorité palestinienne et omet de mentionner la raison pour laquelle aucun accord n'a été conclu sur Jérusalem au cours du Sommet de Camp David en 2000.

Lorsque Jérusalem-Est était sous contrôle jordanien entre 1949 et 1967, les Juifs n'étaient pas autorisés à prier au Mur occidental : cinquante-huit synagogues et écoles juives furent détruites dans la vieille ville et le cimetière juif du Mont des Oliviers a été systématiquement profané.

Après que l'AP ait pris le contrôle par le Waqf, à la suite de la Jordanie en 1996, elle s'est engagée dans des actes de vandalisme archéologiques sous le Mont du Temple, en essayant d'effacer toutes les traces des deux Temples de Jérusalem. L'Autorité palestinienne a construit deux immenses mosquées sous le mont du Temple : une en 1996 ( mosquée des "Écuries de Salomon"), et une en 1999 ( mosquée "Al-Aqsa Al-Qadim" ).

Dans les deux cas, l'Autorité palestinienne sous le contrôle du Waqf a déblayé des dizaines de milliers de tonnes de gravats contenant des vestiges archéologiques remontant à la période du Premier Temple. L'Autorité palestinienne a également profané et partiellement détruit le tombeau de Joseph à Shekhem (Naplouse) et l'antique synagogue de Jéricho.

En revanche, Israël atteint un record dans la préservation de l'intégrité de tous les sites musulmans qui sont sous sa juridiction,depuis 1967 et pour en garantir la liberté d'accès aux fidèles musulmans.

Dans les années 1970 et 1980, a eu lieu cette conférence à l'UNESCO, où les pays musulmans demandaient à l'Organisation d'examiner les prétendues «profanations israéliennes" des sites musulmans, mais ces allégations ont été systématiquement repoussées par les propres experts archéologiques de l'UNESCO, dont le professeur Raymond Lemaire, qui a félicité Israël pour son traitement des sites religieux musulmans.

Il s'agit d'un argument de poids contre la division de Jérusalem : Israël est le seul pays qui a montré (et continue de montrer) le respect des Musulmans et des Chrétiens et de leurs lieux saints, tandis que les Palestiniens ont détruit et profané (et continuent de le faire)des sites juifs, chrétiens (en avril 2002, durant l'opération Bouclier défensif, des terroristes palestiniens ont utilisé l'Eglise de la Nativité à Bethléem comme un refuge et commis des actes de vandalisme sur place).

Mais il y a aussi une raison pour laquelle les récentes tentatives traitant du le statut de Jérusalem, durant les négociations de paix, ont échoué : les Palestiniens refusent, non seulement, de reconnaître Israël, mais même le caractère juif des sites saints du Judaïsme qui relèvent de la juridiction d' Israël.

À Camp David en 2000, la délégation israélienne a accepté de partager la souveraineté d'Israël sur Jérusalem avec un futur Etat palestinien. Les États-Unis sont même allés jusqu'à suggérer la présence d'une garde palestinienne sur le Mont du Temple ainsi que la souveraineté palestinienne à part entière dans les quartiers musulman et chrétien de la vieille ville.

L'accord n'a pas pu être signé, car les Palestiniens ont rejeté cette proposition américaine en faveur d'une souveraineté palestinienne sur toutes les parties de Jérusalem conquis par Israël en Juin 1967, y compris le Mont du Temple.

C'est ainsi, que le Premier ministre Ehud Barak avait répondu que la souveraineté d'Israël sur le Mont du Temple a été «le point central de toute notre existence." En réponse, les Palestiniens ont affirmé qu'aucun Temple juif n'a jamais existé à Jérusalem et ont nié tout lien entre Israël et le Mont du Temple. Vu la position de la partie palestinienne, la poursuite des négociations sur la question du Mont du Temple aurait pu paraître inutile.

Néanmoins, même après que le sommet ait échoué, Israël a proposé la division de la souveraineté sur le Mont du Temple par lequel il serait permis à un futur Etat palestinien de contrôler le niveau supérieur, et à Israël le niveau inférieur.

En Décembre 2000, alors Ministre des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami a même offert aux Palestiniens la souveraineté complète et exclusive sur le Mont du Temple (y compris le niveau inférieur), à condition seulement que les Palestiniens reconnaissent la sainteté des sites pour le peuple juif et s'engagent à empêcher la destruction de antiquités juives sur le Mont du temple. Pourtant, même cette proposition a été rejetée par les Palestiniens.

En appliquant la politique des deux poids deux mesures à Israël et aux Palestiniens sur la question des mesures de confiance, en soutenant publiquement la position palestinienne et en rejetant le statut juridique de Jérusalem appliqué par Israël, en ignorant le dossier du traitement des lieux saints ainsi que des autres religions, la communauté internationale convainct Israël, à l'observation des faits concrets et bien visibles sur le terrain que la seule mesure conservatoire d'un équilibre pour Israël consiste à rester souverain dans sa capitale.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:39

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Comprendre la crise israélo-américaine

par Barry Rubin *, Gloria Center, le 16 Mars 2010



Thème : Proche-Orient

Traduction : Objectif-info

Il est important de comprendre que la polémique actuelle sur les constructions à Jérusalem Est ne se réduit pas à un problème de communication ou à un conflit politique bilatéral. Elle a surgi pour des raisons qui ne sont pas directement liées à ces questions.

Les vrais enjeux sont plutôt les suivants :

1. Les États-Unis et la plupart des gouvernements européens sont fermement déterminés à ne pas adresser la moindre critique à l’Autorité palestinienne (AP) pour son sabotage du processus de paix. Les faits sont clairs : l’AP rejette toute négociation depuis quatorze mois. Pas de réaction. L’AP a fait perdre la face au président Barack Obama en provoquant l’échec de son initiative de septembre 2009 qui prévoyait l’ouverture de pourparlers dans les deux mois. L’AP a rompu son engagement de ne pas soutenir le rapport de Goldstone. En fin de compte, l’AP est décidée à ne pas participer à des entretiens directs [avec Israël]. Pourtant, au cours de ces quatorze mois d’exercice, l'administration d'Obama n'a pas critiqué l’AP une seule fois. Les choses sont claires : le gouvernement des États-Unis ne critiquera jamais l’AP, pour quoi que ce soit. (Nous verrons pourquoi il en est ainsi dans un moment.)

2. Il en est de même concernant la Syrie. Le dictateur Bachar al-Assad soutient des terroristes qui tuent les Américains en Irak ; qui tuent des hommes politiques au Liban. Il se moque ouvertement de la politique américaine ; et il invite le président de l'Iran juste après avoir obtenu une concession importante des États-Unis. Pourtant l'administration d'Obama ne lui a opposé aucune critique et elle lui offre en fait de nouvelles concessions.

3. Les États-Unis critiqueront Iran mais ils ne prendront pas une position dure et ferme contre lui. Nous sommes à présent à la mi-mars et il n’y a pas eu de sanctions sérieuses. En fait, la campagne de l'administration visant à mettre en oeuvre des sanctions tombe en lambeaux.

4. A qui les échecs de l'administration peuvent-ils être reprochés ? Réponse : à Israël. Dans la mesure où il s’agit d’un ami des États-Unis, qui dépend de lui dans une certaine mesure, ce que lui fait l’administration Obama ne pose aucun problème : ce pays ne souhaite pas riposter ou il n’en n’a pas les moyens. Elle peut le tabasser sans rien craindre.

5. Ce faisant, l'administration permet aux Européens d’en faire à leur guise et elle peut dire aux Arabes et aux musulmans : « regardez, nous sommes durs avec Israël et vous devriez donc être agréables avec nous. »

6. Qu’est ce que veut obtenir le gouvernement américain ? Beaucoup de choses. Un retrait plus facile d'Irak ; devenir populaire ; obtenir de la tranquillité ; n’être attaqué par personne verbalement ou matériellement (du moins que ses électeurs n’entendent pas les attaques) ; être en mesure de revendiquer des succès ou du moins prétendre avoir été près de réussir sur le processus de paix si Israël ne s’était pas mis en travers ; obtenir un soutien supposé des Arabes pour avoir entrepris quelque chose sur l'Iran ; si tout va bien, moins de terrorisme ; etc.

7. Il y a également un aspect idéologique, compte tenu de la vision du monde de l'administration qu’il n'est pas nécessaire de développer longuement ici. Mais apparemment de nombreux membres du gouvernement ont fait leur une idée manifestement fausse, selon laquelle tout ce qui se passe dans la région est lié au conflit israélo-arabe. On a rapporté que de hauts responsables ont affirmé que la construction d’appartements à Jérusalem Est met en danger la vie des soldats américains en Irak et en Afghanistan, ou que les états arabes ne veulent pas coopérer avec les États-Unis à cause de la relation israélo-américaine.

On a répété sans cesse depuis un demi-siècle que les relations arabo-américaines dépendent des relations israélo-américaines mais on ne l’a jamais prouvé. Les tentatives américaines de résoudre le conflit ont rarement été appuyées par le monde arabe ; il s’y est souvent rudement opposé. En même temps, les états arabes ont toujours agi sur la base de leurs intérêts recherchant l’aide des États-Unis parce qu’ils reconnaissaient la puissance américaine : l’escorte des pétroliers et la dissuadions de l'Iran au cours de la guerre Iran-Irak, la mise en échec de l’invasion du Koweït par l'Irak, la protection de l’Iran et de la révolution islamiste aujourd’hui, et il existe des dizaines de cas semblables. Il leur arrive de dire que tout dépend d’Israël mais c'est de la propagande.

Dans la foulée, si le monde arabe, au moins les modérés, n'est pas aimable avec les États-Unis en ce moment, c'est parce que ce n’est pas dans l’intérêt de ces états, plus précisément parce qu’ils ne voient plus l'Amérique comme une puissance forte et fiable aujourd'hui. C'est le résultat de la politique de l’administration.

Quoique l'administration fasse à Israël, cela ne changera pas. En bref, l'administration est en train de tomber dans le plus vieux piège, dans l’escroquerie la plus vénérable du grand livre du Moyen-Orient : « éloignez-vous d’Israël, faites pression sur Israël, trouvez une solution au conflit, et les gouvernements arabes aimeront unanimement l'Amérique et ils feront ce qu'elle voudra qu’ils fassent. »

Tout cela est d’autant plus ridicule que les États-Unis sont aujourd’hui focalisés sur l'Iran et l'Afghanistan, des endroits où la question israélo-palestinienne a à l’évidence un effet nul sur des événements. Les Irakiens sunnites et chiites ne sont pas en conflit à cause d’Israël ; les rebelles sunnites n'attaquent pas les troupes américaines à cause d'Israel. Al-Qaeda et les Talibans ne combattent pas pour le pouvoir en Afghanistan et au Pakistan à cause d’Israël. Et Al-Qaeda ne cherche pas à renverser les régimes arabes, à créer un gouvernement islamiste, et à détruire l’influence occidentale au Moyen-Orient en raison d’Israël.

Et même si les rapports avec Israël sont un facteur susceptible d’affecter l’attitude des Arabes envers l’islamisme révolutionnaire, il s’agit d’un facteur parmi beaucoup d’autres. Les gens qui sont enclins à soutenir l’islamisme révolutionnaire n'interpréteront pas un conflit de l’Amérique avec Israël comme un signe de la fiabilité d'Obama mais de sa faiblesse et du triomphe prochain de l'Iran dans la région.

8. L’instrumentalisation de cette question est également contreproductive parce qu'elle garantit que les négociations israélo-palestiniennes ne vont pas reprendre. Après tout, si les États-Unis sont si furieux contre Israël pourquoi l’AP et les états arabes désamorceraient-ils la crise ? Ils vont élever le niveau de leurs exigences parce qu'ils seront gagnants de toute façon : si les États-Unis forcent Israël à davantage de concessions, ils auront quelque chose contre rien. Si Israël ne fait pas les concessions voulues, le coté arabe obtiendra qu’il soit accusé de provoquer une impasse et il gagnera une réduction du soutien américain à Israël. Quant aux forces radicales, l’Iran, la Syrie, le Hamas, et le Hezbollah, ils ne vont pas devenir pro-américains ou soutenir un vrai processus de paix quoiqu’il arrive.

En conséquence, avec sa demande initiale d'un gel des constructions, l'administration s’est déjà tiré une balle dans le pied. Les chances de parvenir à des entretiens mêmes indirects en 2010 est sont pratiquement nulles. L’erreur qu’Israël n’a pas faite, le gouvernement américain s’en est chargé. Paradoxalement, les États-Unis finiront par perdre beaucoup plus qu’Israël parce que rien d’important ne va se produire concernant le problème israélo-palestinien mais beaucoup de choses vont changer dans la situation régionale plus globale.

Pourquoi tout cela n’est-il pas très inquiétant pour Israël ? Pour plusieurs raisons. D'abord, l'administration ne va pas faire grand chose contre Israël en termes matériels. Ce n'est pas un gouvernement intraitable et il n’aime pas les affrontements. Son but n'est pas de porter tort à Israël mais de donner une bonne image de lui. D'ailleurs, il sait que pousser encore plus fort n’apporterait rien de plus car Israël ne cèdera pas et que le processus de paix ne mène nulle part.

En second lieu, Israël est protégé par une opinion publique américaine très fortement favorable et par le Congrès. En ce moment, le Congrès n’a plus peur d’Obama. En effet, les démocrates lui en veulent car il met en danger leur position par des initiatives impopulaires qui leur compliquent la vie. Ils savent que les élections de novembre s’annoncent très mauvaises pour eux. S’en prendre à Israël ne fait qu’aggraver les choses. Ils ont aussi une meilleure perception des forces radicales dans la région et de la menace qu'elles constituent. En d'autres termes, ils ne laisseront pas faire la Maison Blanche. Après les élections de novembre, l'administration sera encore plus faible encore, particulièrement vis-à-vis d’Israël.

Troisièmement, la stratégie de l'administration d'Obama ne marchera pas. Les radicaux vont devenir plus agressifs ; les Arabes plus modérés savent que l'administration ne les défendra pas de façon crédible. Sentant le sens du vent (quoique de manière erronée) l’AP va accroitre ses exigences. L’AP pourrait exploiter l'occasion si elle exigeait de négocier le statut final, ce qu’elle ne fera jamais, et si elle tentait d’obtenir le meilleur accord de paix possible avec l’assistance des États-Unis. Mais comme elle ne veut pas travailler pour l'administration, elle ne lui apportera pas grand-chose.

Par la suite, l'extrémisme de l'Iran, de la Syrie, des insurgés irakiens, du Hamas, du Hezbollah, de la Libye, et à un moindre degré de l’AP, contraindra l’Amérique à changer de stratégie. Du moins l'administration Obama s'ajustera, au moins en partie, ou elle ne survivra pas à l’épreuve des élections. (Cela sans sous-estimer les facteurs économiques, qui demeurent la priorité des Américains, mais il est peu probable qu’il « sauvent » l'administration, bien au contraire. Un désastre en politique étrangère s’ajoutant à une situation économique toujours incertaine rendrait sa situation encore pire.)

La crise actuelle sera oubliée quand l'administration en aura assez et quand elle en aura tiré tous les avantages qu’elle en escompte, pas avant.

Note facultative : Il ne faut pas sous-estimer l'importance de l’erreur de calendrier du ministère israélien qui a donné l’occasion à l’AP de faire croire qu’Israël a compromis une occasion de négocier. S’il est une chose qu’un homme politique ne peut pas pardonner c’est qu’on lui fasse perdre la face. Malheureusement, cette administration ne s’alarme que lorsque ses amis lui font perdre la face ; elle le tolère continuellement de la part de ses ennemis.

Mais un gouvernement américain plus sérieux n'aurait pas laissé les choses se dégrader ainsi et il aurait été plus équitable dans ses condamnations. Un gouvernement de cette nature aurait accepté les excuses de Benjamin Netanyahou, demandé le report des constructions, et poussé les deux parties à négocier. L'administration d'Obama n’a fait qu’accepter le retrait de l’AP comme si elle était incapable de réagir.

J'ai été informé que l’on m’a reproché à plusieurs occasions de formuler des critiques de l'administration Obama conduisant à sous-estimer des opportunités de certains projets. Je ne peux que répéter que mes critiques sont une réponse aux politiques du gouvernement. Je serais bien plus heureux si l’administration conduisait des politiques plus avisées avec plus de compétence de sorte qu'il soit possible de féliciter le gouvernement des États-Unis plutôt que de le critiquer.

* Barry Rubin est directeur du Centre de Recherche sur les affaires internationales (GLORIA Global Research in International Affair) et rédacteur en chef de la Revue du Moyen-Orient (MERIA Middle East Review of International Affairs).. Voir à l’adresse http://www.gloria-center.org.
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:23
6-03-2010

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2009/09/Obama_sante_art.jpgPlusieurs élus républicains du Congrès ont défendu lundi l'allié israélien dans la crise qui l'oppose actuellement à Washington sur les colonies à Jérusalem-est. Le numéro deux républicain de la Chambre des représentants, Eric Cantor, a jugé que la réaction de l'administration Obama aux projets de colonisation à Jérusalem-est était "irresponsable".....

il a par ailleurs ajouté que les États-Unis ne pouvaient pas dicter à l'état juif ''la fixation de ses frontières''.

Seul élu républicain de confession juive de la Chambre, M. Cantor a estimé que "pour s'attirer les bonnes grâces du monde arabe, cette administration a fait preuve d'une volonté troublante de s'écarter de nos alliés et amis", ajoutant que la dispute publique avec l'Etat hébreu "compromet la sécurité nationale des Etats-Unis".

L'annonce par Israël, durant la récente visite du vice-président américain Joe Biden, d'un nouveau projet de colonisation à Jérusalem-est a ouvert une crise diplomatique entre les deux pays, traditionnellement proches alliés.

Plusieurs membres de l'équipe Obama, dont Joe Biden, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le principal conseiller du président, David Axelrod, ont critiqué en des termes très durs le projet de colonisation et le moment choisi pour l'annoncer.

Il est "difficile de considérer le fait de passer un week-end à condamner Israël pour une décision de zonage dans sa capitale comme un pas en avant vers la paix", a écrit lundi dans un communiqué le sénateur républicain Sam Brownback.

Pour cet élu conservateur, farouche soutien de l'allié israélien, les Etats-Unis feraient mieux de s'occuper de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem et de s'attaquer à "la menace nucléaire iranienne croissante".

De son côté Ileana Ros-Lehtinen, la plus haute représentante républicaine à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a estimé lundi dans un communiqué qu'Israël était "un allié et ami indispensable des Etats-Unis".

"Les condamnations américains d'Israël et les menacent sur nos relations bilatérales nuisent à la fois à nos alliés et au processus de paix, tout en encourageant les ennemis d'Israël et des Etats-Unis", selon elle. Mme Ros-Lehtinen s'est également dite "inquiète" de "la manière adoucie" dont les Etats-Unis s'adressent à l'autorité palestinienne, la Syrie et l'Iran. Les Etats-Unis s'apprêtent à nommer un ambassadeur en Syrie, un ancien ennemi jugé utile par Washington dans ses efforts pour la paix entre Israël et les Palestiniens.

Ynet .co.il

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 19:21





16-03-2010

http://cdn.wn.com/ph/img/7f/0c/773df309b30d16c4a9d4d5261633-grande.jpg

Obama exige d’ Israël et seulement d’ Israël des gestes et des concessions pour la reprise des négociations avec les palestiniens, Il crée une crise en les USA et Israël. Quelles sont les gestes demandés, aux palestiniens, à ABBAS à cette autorité palestinienne reconnue par l’ONU, :cesser les attentats, NON.............

<<<< (écouter en cliquant sur le logo : Sammy Ghozlan


cesser la propagande internationale Anti juive,NON, rétablir son pouvoir à GAZA ? NON ; Libérer Guilad Shalit NON, reprendre les discussions avec Israël NON, ne pas célébrer les terroristes bombes humaines NON ;;;;, de reconnaitre le caractère Juif de l’Etat d’Israel état refuge des tous les juifs chassé entre des pays arabes et musulmans, opprimé dans les pays d’ Amérique latine ou d’Europe.

NON NON il ne leur demande rien. Israël doit seul faire des concessions, geler les constructions, mettre un terme au développement des familles juives. Quand Israël détruit les infrastructures terroristes, il subit les foudres internationales,quand il construit, quand il bâtit c’est pareil. Alors quel choix a-t-il.

Le monde répond Oui à tout ce qui disent font et défont les arabes et les palestiniens. Aucun droit à Israël . Israël est il ou non souverain. Le monde et les USA en tête reconnaissent déjà à l’etat putatif et imaginaire, une capitale , pas n’importe laquelle Jérusalem Jerusalem. Celle choisie par Israel depuis sa création, et mourant non encore reconnue comme telle.

Et Israël doit cesser la colonisation de sa terre promise et ancestrale.De quelle colonisation parle t on , quand chaque poussière de cette terre de Jérusalem parle , comprend et chante l’hébreu depuis des millénaires, et seulement l’hébreu malgré les colonisations grecques, byzantines,égyptiennes,romaines,perses,ottomanes, etc…malgré les croisades chrétiennes , arabes, et aujourd’hui islamo gauchistes et communistes.

OBAMA a lancé la troisième Intifada contre Israël Déjà les fidèles juifs en prière sont agresses par les musulmans depuis le Mont du Temple, déjà dans les ruelles de Jérusalem des groupes se réunissent et attaquent les policiers, les soldats., veulent tuer des juifs.

Est ce concevable, est ce admissible, que même chez eux en Israël, à Jérusalem, au pied du Mont du Temple, au Kotel au mir d’enceinte du Temple bâtit par le juif Salomon, les juifs soient agresses, Les juifs non religieux peuvent accepter cette situation ? Mahmoud ABBAS l’avait annoncé, OBAMA l’a déclenchée,la 3eme Intifada est ouverte.

Le collectif Cheikh Yassine a voulu manifester à Paris le dimanche 14 mars, la manifestation a été interdite, et les responsables conduits au poste de Police. Maintenant c’est à Gaza que les écoliers sont mobilisés pour manifester. Partout ailleurs cela va se déclencher. Les mêmes qui ont manifesté pour Gaza, vont mobiliser contre Israël à propos de Jérusalem.

Et cela est du au mépris du sieur Obama pour Israël ? à ses exigences de soumission de ce peuple ,à la volonté du Grand frère. Israël va devoir réprimer rapidement, et je vois déjà tous les médias du monde à l’affut, et nous allons avoir droit à des faux reportages,des mensonges flagrants,des mises en scène lyriques et dramatiques,qui vont bouleverser les téléspectateurs et les observateurs et susciter les condamnations.

Et l'antisémitisme var encore se développer dans nos rues, nos écoles , contre nos synagogues , et les appels à boycott s’accroitre. OBAMA VIENT DE LANCER LA 3 eme Intifada CONTRE ISRAEL; OBAMA va entrainer avec lui l’UNION EUROPÉENNE, il aura cédé aux caprices des états arabes et des palestiniens éternels insatisfaits, éternels mendiants, éternels assistés.

Le palestinisme,cette cause prétexte pour faire disparaître Israël. Ils ne seraient satisfaits que si Israël est mis à genou sinon à terre, la tête sur le billot. Je vous en avais prévenu, lors de son investiture à la Maison Blanche , OBAMA a un programme pour la paix dans le monde, ce programme c’est faire exactement le contraire de ses prédécesseurs. S’éloigner et trahir les allies et se tourner vers les autres, ennemis des USA, de l’Occident,.

Dans un précèdent éditorial j’avais comparé OBAMA à PHARAON, ce pharaon qui n’a pas connu Joseph.et qui a asservi le peuple juif.Les faits présents qui se déroulent devant nos yeux le confirment.

Plaise à l’Eternel que désormais tous les juifs, tous les israéliens soient solidaires . Que les editorialistes,les partisans de Shalom Akchav,et autres palestinistes juifs,naïfs,cessent d’instiller leur venin pour un soi disant humanisme,ou soi disant droit de l’homme ,qui exclut les juifs israéliens de leur programme et de leur idéal.

La 3eme Intifada que je prévoyais est lancée, combattons là ,défendons nous tous azimuts pour qu’elle soit crevée dans l’œuf au risque de devenir l’intifada ultime. En agissant ainsi,OBAMA entraine les États Unis sinon les états du monde à abandonner Israël Il se discrédite, et montre ses tendances et ses faiblesses.Selon moi Il commet une faute historique .

Mr OBAMA les pays arabes ne sont pas vos amis ni vos allies, Mr OBAMA , l’Europe la Russie, ne sont ni vous amis ni vraiment vos allies, les états d’Asie non plus. Il n’y a qu’Israel qui est sur , sincère, et fidèle. Mais Israël a une qualité qu’il faut prendre en compte,aussi, c’est qu’il n’est ni un valet, ni un esclave. Conscient de ses devoirs, Israël sait qu’il a des droits , des droits réels et non usurpés. Israël a appris a concéder, certes,mais son expérience lui a appris à ne pas céder au point de risquer de décéder.

Et puis Israël sait depuis longtemps que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Alors oui,Israël a déjà connu ces situations, Israël s’en sortira encore une fois. Il est fort dommage que la civilisation des USA comme Européenne,rejoignent progressivement celles des anciennes grandes puissances Grecques Romaines Ottomanes,Byzantines, Perses,Espagnoles,Nazie. Nous les aurons alertées. Comme le dit la maxime courante, Nous les aurons alertées. Comme le dit la maxime courante,

Rira bien qui rira le dernier.

Par:Sammy Ghozlan 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:56
Première visite du président brésilien




Luiz Ignacio Lula da Silva est arrivé dimanche en Israël. Il s'agit de la première visite d'un président brésilien dans le pays. Après deux jours à Jérusalem, il est attendu en Jordanie et dans les territoires palestiniens.

Luiz Ignacio Lula da Silva.
Photo: AP , JPost

"Il s'agit d'une visite très importante", confie une source du bureau du Premier ministre. "C'est l'occasion de renforcer nos liens avec le Brésil dans beaucoup de domaines différents - l'économie, le commerce, la sécurité et la culture. En plus de dynamiser la coopération bilatérale, nous tenterons également de renforcer nos échanges politiques et diplomatiques."

L'ami de Téhéran

Invité par le président Shimon Peres lors de son dernier déplacement au Brésil, en novembre, Lula s'entretiendra avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou et la chef de l'opposition Tzipi Livni. Il devait également prendre la parole à la Knesset, lundi après-midi.

Etant l'un des 10 membres tournants du Conseil de sécurité de l'ONU, le Brésil fait partie des 4 pays - avec la Chine, la Turquie et le Liban - qui comptent soit s'opposer soit s'abstenir de recommander des sanctions plus sévères contre l'Iran. Lula a accueilli le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, en novembre dernier, peu de temps après la venue de Peres. Il est attendu à Téhéran en mai.

Partisan du dialogue, Lula s'est prononcé en faveur d'une réconciliation israélo-palestinienne par le biais de nouvelles négociations. Il avait cependant froissé le président israélien en exprimant son souhait de discuter avec le Hamas. Une telle éventualité n'a pas encore été confirmée. Avant de s'envoler pour Israël, le président brésilien a exprimé sa volonté de servir de nouveau médiateur entre Israël et les Palestiniens.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:29
16-03-2010

Washington confirme son alliance stratégique avec Israël

La tension bien réelle entre Israël et les États-Unis n'est pas de nature à remettre en cause le lien étroit entre ces proches alliés. C'est ce qu'a rappelé lundi Washington. Israël est "un allié stratégique des Etats-Unis et le restera", a souligné le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. Malgré la......

question des colonies à l'origine de la crise de confiance, "notre engagement envers la sécurité d'Israël reste inflexible", a-t-il ajouté, dans une allusion notamment à la question du programme nucléaire iranien.

Des propos qui viennent après un feu roulant de critiques contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou, accusé par l'administration Obama de "saper" les efforts de celle-ci pour sauver le processus de paix au Proche-Orient. C'est l'annonce de la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem qui a mis le feu aux poudres, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden la semaine dernière.

La réaction de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a été la plus sévère : elle a choisi de rendre public le savon qu'elle a longuement passé au téléphone à Benjamin Netanyahou vendredi. Répercussions dans la vie politique américaine Une démarche d'autant plus "frappante", remarque le professeur Nathan Brown (George Washington University), qu'elle est intervenue "après deux jours pendant lesquels on avait tenté de présenter le problème comme résolu". Aux Etats-Unis aussi, la relation avec Israël a des retentissements au niveau de la politique intérieure.

Deux parlementaires républicains de premier plan, le sénateur Sam Brownback et la représentante Ileana Ros-Lehtinen, ont ainsi reproché lundi à l'administration démocrate ses critiques contre Israël. Le groupe d'influence pro-israélien American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) a aussi fait part de son inquiétude et demandé à l'administration de "prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l'Etat hébreu". Le groupe progressiste J Street, lui aussi "inquiet", a jugé en revanche la colère de l'administration "à la fois compréhensible et juste".

Aaron David Miller estime que, dans "l'heure de vérité" qui s'annonce, les États-Unis devront trouver le moyen d'aller au-delà des mots s'ils veulent forcer Benjamin Netanyahou à "rendre des comptes". Mais à terme, les deux alliés n'auront pourtant "pas d'autre solution que de trouver un accord" à propos du processus de paix.

Car selon lui, "la colonisation, aussi négative qu'elle soit, masque un problème bien plus fondamental" du processus de paix, à savoir l'écart énorme entre les positions israélienne et palestinienne sur les principaux sujets de négociation pour la paix au Proche-Orient.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:21

logo de dabbag-copie-1




Israel-Etats-Unis : avant la crise de nerfs





3722938949_960a872d5f.jpg __Le 31 mars 2002, Thomas Friedman concluait son article du New-York Times par ces mots "le diable danse au Moyen-orient, et il se dirige vers nous". Dans son dernier papier, le même Friedman compare la politique de Jérusalem à "une conduite en état d'ivresse". Quant au conseiller politique d'Obama, David Axelrod, le voilà qu'il vient de déclarer sur les ondes de NBC que l'annonce du projet de construction de 1600 logements à Ramat Shlomo est une "insulte au gouvernement américain".

Point n'est besoin d'être grand exégète pour entendre ce que suggèrent très clairement à Israël ses amis américains : se conformer à ce qui leur convient.
Car ce qui ne serait que dans l'intérêt d'Israël et de sa seule sécurité est devenu inacceptable dans la mesure où Washington y voit trop de contradictions avec ses nouvelles orientations de politique arabe.

Encore faut-il qu'Obama sache réellement où il veut aller en ce domaine, et que sa stratégie en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien ne se réduise pas à corseter l'Etat Hébreu dans un carcan d'obligations qui ne lui imposent que des devoirs contraignants. L'amitié israélo-américaine, tellement essentielle, nul ne le conteste, pourra-t-elle évoluer positivement encore longtemps dans un climat où l'ami le plus puissant exhorte l'autre à abandonner la défense la plus "tactique" de sa souveraineté. Israël étant le seul des deux antagonistes du conflit à se permettre de faire machine arrière (Jérusalem, implantations etc...), c'est avoir une conception bizarre de l'amitié que de lui demander de se comporter comme si les négociations avaient déjà abouti.

D'ailleurs, aux dernières nouvelles, Washington ne demande plus mais exige. Arrêt des implantations et de toutes les constructions, libération de prisonniers palestiniens en gage de bons sentiments à l'égard d'Abbou Mazen, et...et l'engagement d'Israël de mener à terme les négociations de paix sur tous les sujets que les Palestiniens décideront d'aborder.

Il ne manque plus aux USA que d'interdire à l'Etat Juif de contrarier Mahmoud Abbas au cours de ces "négociations" déjà toutes ficelées.

La crise entre les Etats-Unis et Israël n'est pas "grave à cause de sa charge émotionnelle" comme le dit le Professeur Gilboa de Bar-Ilan, mais bien à cause d'une inadéquation des perspectives de chacun. 

Les Palestiniens et leurs nouveaux amis américains ont beaucoup de chance, finalement, de se trouver en présence d'un leadership israélien aussi peu perspicace. Un autre, peut-être plus lucide, aurait très bien pu exiger, avant toute discussion, que l'AP fasse d'abord le ménage chez elle. Et, pourquoi pas, que soit lancée, en Cisjordanie et à Gaza, une grande consultation "démocratique". 

Pourquoi pas. On sait, après tout, que la majorité du peuple israélien est pour l'établissement d'un Etat Palestinien à ses frontières. On ne sait pas ce qui sortirait des urnes de Ramallah et de Naplouse. Quelle serait la réponse à la question : voulez-vous d'un Etat qui vive en paix à côté de l'Etat Juif d'Israël dont vous reconnaissez l'existence ?

Les hommes d'Obama et Hilary Clinton seraient peut-être surpris par la réponse d'une population à laquelle ils veulent qu'Israël fasse tant de cadeaux.

Une pareille fiction a tout de même un intérêt : elle permet aux amis d'Israël de se retenir de beaucoup d'illusions, et notamment de celle qui consiste à parier que cette crise ne risque jamais de virer à la crise de nerfs.


Jacques Dabbag
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 07:51


Le retournement anti-israélien d’Obama, un éditorial sévère et désabusé du ’Wall Street Journal’
http://www.debriefing.org/30129.html

15/03/2010



The World Street Journal, 15 mars 2010


Les Etats-Unis transforment une bévue en crise diplomatique


Titre anglais original : "Obama’s Turn Against Israel. The U.S. makes a diplomatic crisis out of a blunder"

Traduction française: Menahem Macina pour debriefing.org


Ces dernières semaines, l’Administration Obama a approuvé de « saines relations » entre l’Irak et la Syrie, elle a mollement réprimandé le Président syrien, Bashar Assad, pour avoir accusé les Etats-Unis de « colonialisme », et s’est excusée publiquement auprès de Mouamar Kadhafi pour ne l’avoir traité avec la déférence appropriée après que le Libyen ait appelé au « djihad » contre la Suisse [1].

Par contre, lorsqu’il s’agit d’Israël, l’Administration ne se gêne pas pour exprimer publiquement son d’indignation sur une tonalité stridente. Lors d’une visite en Israël, la semaine dernière, le vice-Président Joe Biden a condamné l’annonce, faite par un officiel israélien de second plan, de l’approbation par le gouvernement israélien d’une phase de planification - la quatrième sur les sept requises - pour la construction de 1.600 unités d’habitation au nord de Jérusalem. En supposant que le projet soit approuvé, dans tous les cas, les travaux ne seront pas exécutés avant au moins trois ans.

Mais ni ce fait, ni les excuses répétées du Premier Ministre Benjamin Netanyahu n’ont empêché la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton – et des sources à la Maison Blanche ont dit clairement qu’elle agissait sur directive personnelle du Président Obama – de parler de cette annonce comme d’une « insulte envers les Etats-Unis ».

Le Directeur politique de la Maison Blanche, David Axelrod, s’est fait un plaisir, lors de l’émission de la NBC « Rencontre avec la presse », de fustiger Israël pour ce qu’il a qualifié d’ « affront ».

Comme personne ne défend l’annonce du gouvernement, et moins encore, le gouvernement israélien qui est dans l’embarras, il est difficile de saisir pourquoi l’Administration a choisi cette occasion pour déclencher une véritable crise diplomatique avec son plus sûr allié au Moyen-Orient. La visite de M. Biden avait pour but de rassurer les Israéliens sur le fait que l’Administration demeure pleinement engagée à l’égard de la sécurité et de la légitimité israéliennes. Dans un discours à l’Université de Tel Aviv, deux jours après l’annonce israélienne, M. Biden a publiquement remercié Monsieur Netanyahu d’avoir « mis en place un dispositif pour empêcher la réitération » d’incidents similaires.

L’escalade subséquente de Mme Clinton avait clairement pour but d’apparaître comme une réprimande très publique des Israéliens, mais sa logique politique et stratégique laisse perplexe. Les Etats-Unis ont besoin qu’Israël acquiesce aux efforts croissants de l’Administration Obama pour stopper l’ambition nucléaire iranienne au moyen de la diplomatie ou par des sanctions. Mais la retenue israélienne est fonction directe de sa perception que les garanties sécuritaires américaines sont fiables. Si Israël sent que l’Administration saisit n’importe quel prétexte pour envenimer les relations, il fera beaucoup moins attention à la possible réaction américaine à une frappe militaire contre l’Iran.

Quant aux implantations en Cisjordanie, il est de plus en plus difficile d’arguer que leur existence est l’obstacle majeur à un accord de paix avec les Palestiniens. Israël s’est retiré de toutes ses implantations de Gaza en 2005, avec pour seul résultat de voir cette bande de territoire se transformer en un mini Etat et en une base de tirs incessants de roquettes contre les civils israéliens.

Les inquiétudes israéliennes concernant le rôle d’honnête médiateur diplomatique ne seront pas soulagées par l’allergie de l’Administration à ce projet particulier de logements à l’intérieur des limites municipales de Jérusalem, qui ne peut être défini que comme une « implantation », selon la terminologie maximaliste établie par les Palestiniens. Tout accord de paix réaliste devra inclure un réajustement des frontières de 1967 et un échange territorial, point formellement reconnu par l’Administration Bush avant le retrait israélien de Gaza. Si l’Administration opte pour se transformer, comme l’ont fait les Européens, en un autre groupe d’avocats des Palestiniens, elle peut s’attendre à ce que des concessions israéliennes soient de plus en plus difficiles à venir.

Ce pourrait être le résultat préféré des ennemis d’Israël, tant dans le monde arabe qu’en Occident, du fait qu’il leur permet de présenter Israël comme la partie intransigeante qui fait obstacle à la « paix ». Pourquoi une Administration qui exprime de façon répétée son amitié avec Israël veut-elle cela ? C’est une autre question.

Une fois de plus donc, cet épisode est conforme à la norme actuelle de la politique étrangère d’Obama : nos ennemis obtiennent qu’on les courtise, nos amis, qu’on les pressure. C’est arrivé à la Pologne, à la République tchèque [2], au Honduras et à la Colombie.

Maintenant c’est le tour d’Israël.


© The World Street Journal

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Notes du traducteur


[1] Les Etats-Unis se sont excusés d’avoir tourné en dérision l’appel au djihad de Kadhafi contre la Suisse et envoient un émissaire en Libye pour clarifier le malentendu. C’était la condition mise par la Libye à des bonnes relations avec les compagnies pétrolières américaines. Le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, s’était moqué de l’appel à la guerre sainte lancé par le colonel Kadhafi à l’encontre de la Suisse en disant que cela lui rappelait la diatribe du dirigeant libyen à la tribune de l’ONU en septembre dernier: "Beaucoup de mots, beaucoup de papier volant un peu partout et pas forcéement beaucoup de sens". La Libye a ensuite sommé Washington de s’excuser et mis en garde les compagnies pétrolières américaines. Hier Philip Crowley s’est exécuté: "ces commentaires ne sont pas le reflet de la politique américaine et ne visaient pas à être offensants. Je présente mes excuses s’ils ont été pris dans ce sens".
Hier, Washington anonçait que Jeffrey Feltman, secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient, se rendrait à Tripoli. Ce matin, un journal gouvernemental libyen, Al-fajr Al-Jadid parlait de "victoire" libyenne dans cette affaire. Le conflit entre Berne et Tripoli a été provoqué par l’interpellation musclée à Genève d’un des fils du colonel Kadhafi, Hannibal, sur une plainte de deux domestiques l’accusant de mauvais traitements. En représailles à une décision suisse, la Libye a arrêté la délivranbce de visas aux ressortissants des pays de l’espace Schengen. («Quand l’Amérique s’excuse auprès de Kadhafi», Blog de Pierre Rousselin sur le site du Figaro.)

[2] Cf. Ariel Sharon, en 2001 : « J’appelle les démocraties occidentales, en premier lieu les chefs du monde libre, les Etats-Unis, à ne pas commettre à nouveau l’erreur terrible commise en 1938, lorsque les démocraties européennes ont sacrifié la Tchécoslovaquie pour une solution provisoire». Référence historique à l’appui, Ariel Sharon a mis en garde son plus fidèle allié dans le monde, Washington. «N’essayez pas de vous entendre avec les Arabes à nos dépens. Nous ne l’accepterons pas. Israël ne sera pas la Tchécoslovaquie ». ("Sharon : «Israël ne sera pas la Tchécoslovaquie»".
[Pour mémoire, Ariel Sharon a dû s'excuser pour ce propos courageux. On ne parle pas ainsi à la "première puissance mondiale"! Qu'elle en profite tant qu'elle l'est encore, car son heure viendra aussi! (Menahem Macina)].

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[Texte anglais du WSJ aimablement signalé par Giora Hod, Israël.]



Mis en ligne le 15 mars 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 07:46
Rompant avec ses habitudes de discrétion, l’AIPAC exprime sa vive préoccupation de la tension entre les Etats-Unis et Israël,

(aimablement transmis par Menahem Macina)

15/03/2010

Yediot Aharonot (YNET).

Texte original anglais : "AIPAC: US-Israel tension matter of serious concern". (http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3862712,00.html)


Traduction française : Menahem Macina, pour debriefing.org


Le Comité américano-israélien pour les Affaires Publiques publie une déclaration exprimant son inquiétude, suite à la crise récente à propos de la construction à Jérusalem. Il appelle l’administration Obama à « prendre des mesures immédiates pour dissiper la tension avec l’Etat juif »

Washington - Le Comité Etats-Unis - Israël pour les Affaires Publiques a publié ce lundi une déclaration exprimant sa « vive préoccupation » à propos des remarques récentes de l’administration américaine sur ses liens avec Israël.

La déclaration de l’AIPAC a été publiée juste une semaine avant l’ouverture de sa conférence annuelle, dont il est prévu que l’orateur principal sera la Secrétaire d’Etat Hilary Clinton. Au cours de son entretien téléphonique, samedi, avec le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, et dans deux interviews télévisées, Clinton a infligé à Israël la plus dure réprimande jamais exprimée depuis les vingt années écoulées.

La crise a éclaté suite à l’annonce par Israël de la construction de 1,600 nouveaux logements à Jérusalem-est, au cours d’une visite du Vice-Président américain, Joe Biden.

Ayant opté pour agir en coulisses, AIPAC souligne généralement les intérêts communs entre les Etats-Unis et Israël, plutôt que de s’opposer directement à l’administration du Président Obama. Mais dans sa déclaration de lundi, l’organisation a adopté une approche différente et demandé que le Président américain « prenne des mesures immédiates pour dissiper la tension avec l’Etat juif ».

La déclaration affirme:

« Les récentes déclarations de l’administration Obama à propos des relations américaines avec Israël sont un sujet de vive préoccupation »

Elle adresse ce rappel aux Etats-Unis :

« Israël est le plus proche allié de l’Amérique au Moyen-Orient. Le fondement des relations entre les Etats-Unis et Israël a ses racines dans l’intérêt stratégique fondamental de l’Amérique, les valeurs démocratiques communes, et un engagement de longue date à la paix dans la région. »

Et d’insister :

« Ces intérêts stratégiques, que nous avons en commun avec Israël, s’étendent à toutes les facettes de la vie américaine et de nos relations avec l’Etat juif, qui jouit d’un large soutien des deux partis au Congrès et dans le peuple américain. »

L’organisation demande à l’administration de

« faire un effort particulier pour s’abstenir d’exigences public et de délais unilatéraux visant Israël. »

De plus, AIPAC s’est dit inquiet de ce que l’escalade dans la crise diplomatique de ces derniers jours puisse servir à

« détourner l’attention du travail de fond qui doit être fait concernant le problème urgent posé par la course aux armes nucléaires de l’Iran, et la recherche de la paix entre Israël et tous ses voisins arabes. »

Le groupe appelle l’administration Obama à travailler étroitement avec Israël

« d’une manière qui convient à des alliés stratégiques, pour régler les problèmes – quels qu’ils soient - entre les deux gouvernements »

Entre temps, au cours d’une conférence téléphonique avec les consuls généraux d’Israël aux Etats-Unis, l’Ambassadeur Michael Oren a caractérisé la situation comme étant une « crise très grave ». Il n’est pas entré dans les détails en ce qui concerne les exigences américaines, mais a donné consigne aux consuls de parler aux médias et à expliquer le point de vue Israël et tenter de modérer la critique.

Selon Yediot Ahronot de lundi, l’ambassadeur aurait dit :

« Les liens [d’Israël] avec les Etats-Unis connaissent leur plus grave crise depuis 1975. »

Yitzhak Benhorin

© YNET


Mis en ligne le 15 mars 2010, par Menahem Macina, sur le site debriefing.org
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 13:01

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Benilou 




slate

Israël-Etats-Unis: un bras de fer



Washington veut donner des gages à ses alliés occidentaux et Jérusalem entend montrer à l'administration Obama qu'Israël n'est pas un vassal.





L'art du politique est de prévoir. 
Richelieu l'avait écrit : «Rien n'est plus nécessaire au gouvernement d'un État que la prévoyance, puisque par son moyen, on peut aisément prévenir beaucoup de maux, qui ne se peuvent guérir qu'avec de grandes difficultés quand ils sont arrivés.»

Benjamin Netanyahou n'a pas médité les conseils de cet illustre expert en politique car, ce qui était qualifié au début d'incident banal prend les proportions d'une affaire d'Etat susceptible de conduire à une crise ouverte avec les Etats-Unis. Certains analystes tendent à expliquer l'attitude du gouvernement israélien par sa volonté d'arrêter la discussion avec les palestiniens en reportant aux calendes grecques tout espoir de solution pacifique du conflit avec les arabes, à la demande des membres de droite de la coalition.

Le Premier ministre n'avait pas évalué les conséquences de l'humiliation faite au vice-président américain Joe Biden en raison de l'annonce, le jour de sa visite officielle à Jérusalem, de la création de 1 600 logements dans un quartier orthodoxe à l'est de la capitale. Hilary Clinton, Secrétaire d'Etat et amie d'Israël, a donné aussi de la voix en adressant de sévères reproches au premier ministre israélien: «l'annonce de ces constructions a lancé un signal très négatif quant à la façon dont Israël considère ses relations avec les Etats-Unis» et en dénonçant «tant le moment choisi que le fond même de la décision». La situation semble suffisamment tendue pour que le cabinet de sécurité, restreint aux sept ministres principaux, se réunisse en urgence pour débattre de la crise avec les Etats-Unis comme s'il s'agissait d'un problème sécuritaire grave.

Excuses officielles

L'incident semblait clos après les excuses officielles transmises aux Etats-Unis qui cependant ne semblent pas du tout vouloir passer l'éponge. Ils envisagent au contraire te ternir l'image d'un premier ministre qui montre de manière ostensible sa volonté de contrer l'administration américaine.

Le clash était prévisible depuis l'arrivée simultanée au pouvoir d'Obama et de Netanyahou qui, dès le départ, ont voulu chacun imposer leurs marques. Une année s'est écoulé dans l'indifférence mutuelle tandis qu'Israël aggravait son isolement international parce que ses exigences de sécurité s'appuyaient sur l'idéologie d'une droite nationaliste active. De deux choses. Ou bien Netanyahou a souscrit ou suscité cette annonce intempestive et son attitude peut être qualifiée de faute. Ou bien la décision d'annoncer la construction a été faite en dehors de son consentement impliquant ainsi que son gouvernement échappe dorénavant à son contrôle ; dans ce cas, la preuve de faiblesse devient flagrante. Il était évident que les américains ne pouvaient pas pardonner cette offense faite à leur vice-président mais la question ouverte restait les mesures de rétorsion politiques qu'ils pourraient prendre pour sauvegarder leur image auprès du monde occidental d'abord, et auprès despays  arabes ensuite. En appuyant fort son message, Hillary Clinton a tenu à revenir sur cette «insulte» pour prouver que, malgré sa proximité avec Israël, elle ne pouvait couvrir les frasques excessives d'un ami.

Faiblesse américaine

Il semble bien que Netanyahou veuille exploiter la faiblesse temporaired'un Barack Obama, au plus bas dans les sondages, qui reste empêtré dans ses guerres d'Irak et d'Afghanistan. Il profite aussi de l'inexistence politique d'une Europe qui se cherche et tend à mettre ses intérêts économiques avant ses intérêts politiques internationaux. En persistant à développer les constructions à Jérusalem-Est, Netanyahou ne cherche pas à attiser les flammes mais à démontrer que le soutien américain à Israël ne peut pas se monnayer contre un changement de sa politique dans les territoires. Si l'administration américaine compte expliquer ce faux-pas par une inexpérience politique de Netanyahou, elle se trompe lourdement car tous ses actes sont calculés et prémédités.

Le feu rouge américain transmis par Joe Biden contre une intervention israélienne sur les bases nucléaires iraniennes semble libérer Israël de toute collaboration avec l'administration américaine dont il n'a plus rien à attendre. Par ailleurs, le refus du vice-président de rencontrer le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman était considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures d'Israël et une vassalisation à laquelle le premier ministre israélien devait se soustraire s'il ne voulait pas mettre en danger sa coalition.

Enfin, l'impatience de l'armée, qui se sent bloquée dans son action, se fait de plus en plus pesante car le temps joue en défaveur de Tsahal. Le chef d'Etat-major israélien  Gabi Ashkénazi est sur le point de quitter son poste au terme de sa période de quatre ans que le ministre de la défense refuse de prolonger d'une année supplémentaire. Il s'est envolé aux Etats-Unis pour rencontrer les dirigeants sécuritaires afin d'obtenir un soutien et une caution  à son projet d'intervention militaire mais il semblait résigné à la veille de son départ. Il voudrait bien quitter la Kirya, le pentagone israélien, sur une victoire militaire éclatante.

Israël n'a rien à gagner à jouer à ce jeu dangereux avec les Etats-Unis au moment où les décisions concernant l'Iran nécessitent un soutien international. De sombres jours sont à prévoir dans les relations israélo-américaines. Surtout si Jérusalem joue à terme un retour au pouvoir des républicains aux Etats-Unis.

Jacques Benillouche

 

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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